LA GRANDE GIRAFE AVANCE A GRANDS PAS !

LA GRANDE GIRAFE AVANCE A GRANDS PAS !

Le projet Grandeur Nature Lyon avance à grands pas, presque aussi rapidement maintenant que l’allure d’une girafe adulte !

En effet, après avoir terminé il y a environ deux mois la réalisation du girafon, la fonderie Barthélémy Art à Crest met les bouchées doubles pour terminer la grande girafe. Et voici les premières images de l’animal sur ses quatre pattes.

La maquette, éditée en bronze, sert de modèle pour l’assemblage et la soudure de la bonne vingtaine de morceaux de bronze qui constitueront la sculpture.

La tête et le cou ont été positionnés mardi dernier. Il s’agissait de contrôler que les éléments s’alignent bien, que la hauteur de la tête est bonne et l’orientation du cou adaptée à la « rencontre » avec le girafon, qui sera accroupi à ses pieds.

Il manque encore la queue, la croupe et le dos mais surtout il faut renforcer toutes les soudures puis les polir pour les rendre invisibles et insérer des axes en aluminium pour consolider le cou et les jambes. La dernière étape sera la patine.

La girafe tournant la tête, cette photo déforme un peu les proportions et peut faire croire que la tête est trop grosse, mais ce n’est pas le cas. L’enfant, première visiteuse de la grande girafe, donne une idée de l’échelle de la sculpture, qui porte bien son adjectif « monumentale ».

Quelques membres de la belle équipe de la fonderie Barthélémy Art (Crest – Drôme) : Guillaume Serre (responsable d’atelier), l’artiste, Patrick Houfek (qui a réalisé la quasi-intégralité des soudures), François Bouis (propriétaire de la fonderie), Pierre Abattu (Directeur).

« Grandeur Nature Lyon » est un projet soutenu par le fonds de dotation « Devenir« .

LA GRANDE GIRAFE EN BRONZE EN COURS DE MONTAGE

LA GRANDE GIRAFE EN BRONZE EN COURS DE MONTAGE

Comme annoncé, je vous tiendrai au courant le plus souvent possible de l’avancement des travaux sur la grande girafe en bronze qui sera installée au Parc de la Tête d’Or à Lyon en 2017, probablement en septembre (la date de mai avait été évoquée mais pour des raisons administratives, cette date devrait être décalée à la rentrée).

Voici donc quelques images des premiers morceaux de la grande girafe en cours de fonte puis de montage. Elle est constituée d’une vingtaine de morceaux qui seront assemblés, soudés, retouchés avant la patine. L’ensemble sera probablement prêt d’ici mi-avril 2017.

Bravo à la fonderie Barthélémy Art (Drôme) qui non seulement assure de main de maître ce projet mais s’est également passionné pour cette entreprise un peu folle. Merci à Aurélien, le responsable de l’atelier cire, qui a pris certaines des photos ci-dessous.

Grandeur nature Lyon est soutenu par le fonds de dotation Devenir.

Deux pattes en cire de la girafe prêtes à être mises dans les cylindres, qui seront remplis de plâtre.

Les grands cylindres contenant les pièces en cire noyées dans le plâtre vont passer plusieurs jours dans le four afin que le plâtre sèche et que la cire fonde.

Les cylindres sont sortis du four. La cire a fondu et laissé un espace vide où le bronze en fusion est coulé.

Le cylindre de plâtre contenant le bronze est brutalement refroidi. Le plâtre éclate est évacué sous un torrent d’eau.

A peine sortis du cylindre, les morceaux de la girafe ne sont pas très beaux à voir : il reste un gros travail à faire pour les « décocher », les ébarber, reboucher les trous, etc.

La tête de la grande girafe en cours de retouche.

Quelques morceaux de girafe retouchés, sablés, et en partie assemblés.

La grosse tête de l’animal, qui pèse déjà plusieurs dizaines de kilos.

 Prochaines étapes : le corps et les pattes !

LA GRANDE GIRAFE ENTIÈREMENT EN CIRE

Lancé et porté par le Fonds de dotation Devenir, « Grandeur Nature Lyon », qui consiste à offrir aux Lyonnais une sculpture en bronze, en taille réelle, d’une girafe et d’un girafon, avance au rythme prévu. Les animaux sont réalisés par la fonderie Barthélémy Art à Crest.

Pour mémoire, ce projet a pour objectif de mettre à la disposition de tous une grande oeuvre d’art figurative, d’honorer le zoo du Parc de la Tête d’Or pour son action en faveur des girafes (au Parc où elles se reproduisent très bien et ailleurs comme au Niger où le zoo participe à des actions de conservation) ainsi que de montrer la beauté de la nature et la nécessité de préserver ce merveilleux patrimoine vivant hélas en danger.

Le girafon en bronze est aujourd’hui terminé : il ne reste plus qu’à le patiner, ce qui sera fait d’ici quelques jours. Les Lyonnais auront la chance de le découvrir en « avant-première » au mois de mars, à l’occasion d’une exposition.

Le girafon a été fondu en une dizaine de morceaux puis ceux-ci ont été assemblés et soudés. Les soudures doivent être solides et absolument invisibles.

Pour le vérifier et contrôler qu’il n’y a plus aucune retouche à apporter, la sculpture a été sablée. Nous avons encore apporté quelques petites corrections sur la crinière, la pupille, un flanc mais les travaux sont maintenant terminés. L’animal pèse 230 kg.

A ce jour, la grande girafe, elle, est complètement imprimée en cire et en 3D. On compte plus de vingt morceaux, chacun d’eux devant être fondu séparément. L’un des morceaux est tombé au sol et s’est brisé comme du verre, la cire étant très fragile quand elle est très froide. Il a donc fallu en urgence réimprimer ce bloc.

J’ai particulièrement retouché la tête pour lui redonner cet aspect un peu pelucheux des girafes. La crinière, les oreilles, les sabots et toute la surface de la peau ont également fait l’objet de retouches, notamment pour effacer l’aspect tissé de la cire issue de l’imprimante 3D.

S’est posée la question du réalisme et des bonnes proportions de la grande sculpture : malgré tout le soin apporté à la réalisation de la maquette, à sa numérisation, à l’impression, aux retouches, ne risquait-on pas d’avoir des incohérences, des raccords difficiles entre les morceaux, des disproportions ? Pour se rassurer, nous avons joint, sans les souder, un certain nombre de morceaux en cire, comme on le voit ci-dessous, et, ô joie, il n’y avait rien de choquant.

Par ailleurs, la réalité virtuelle est venue à notre secours. La fonderie Barthélémy Art a investi dans ces lunettes qui vous plongent littéralement dans un autre monde. Je me suis ainsi retrouvé à côté de ma maquette agrandie virtuellement à la taille réelle et j’ai pu tourner autour, passer dessous, l’observer de loin ou au contraire me placer à quelques centimètres de la bête. C’est une expérience stupéfiante.

En vue de la fonte, une armature en bambou a été placée dans le corps de la girafe en cire. Elle maintient la forme de chaque morceau de cire et ne laissera pas de trace puisque le bambou brûlera totalement lorsque les cylindres emplis de plâtre seront mis au four.

D’ici quelques jours, vous pourrez découvrir le girafon complètement patiné et prêt à être installé.