NOUVELLE CRÉATION : L’ÉLÉPHANTE D’AFRIQUE PROTÉGEANT SON ÉLÉPHANTEAU

Estades Toulon Colcombet éléphant

Commencée en public le 28 avril dernier lors du vernissage de l’exposition de Toulon (qui dure jusqu’au 9 juin), voici une nouvelle pièce terminée cette semaine et encore en terre : une éléphante d’Afrique qui protège son tout petit éléphanteau.

Eléphante d'Afrique éléphanteau Colcombet

Qu’elles soient d’Afrique ou d’Asie, les éléphantes sont des mères très attentives et protectrices. La mise bas est toujours un événement au sein de la harde et l’arrivée du nouveau-né est presque célébrée par les adultes, qui tour à tour viennent le flairer et le caresser du bout de leur trompe.

Éléphante d’Asie et son éléphanteau

Lorsque la troupe se déplace, les petits sont au centre et les mères ralentissent le pas s’il le faut, laissant même leur éléphanteau faire de longues siestes. Les mamelles des éléphantes sont situées entre les pattes avant ; le petit tête évidemment avec la bouche et non avec la trompe. Si un éléphanteau est en perdition, les adultes se mettent à plusieurs pour lui venir en aide, comme on le constate ici : https://www.youtube.com/watch?v=L1xhlFcCbSw

Colcombet sculpture éléphante d'Afrique éléphanteau

Il arrive qu’un petit se perde, en particulier lorsque la harde est affolée par un événement, la présence de prédateurs par exemple. Une bande de lions ne s’attaquera pas à un adulte en pleine forme mais n’hésitera pas à prendre des risques pour tenter d’attraper un jeune, ce qui n’est pas facile du tout car il faut d’abord parvenir à écarter les adultes. Lorsqu’une mère retrouve son éléphanteau perdu, cela donne lieu à d’émouvantes démonstrations de tendresse, comme on peut le voir à la fin de cette intéressante petite vidéo : https://www.dailymotion.com/video/xuepn7

Eléphant d’Afrique (zoo de Sigean)

Mon éléphante est inquiète : bien campée sur ses pattes, elle lève la trompe pour sentir d’où vient le danger. En effet, les éléphants entendent bien mais voient très mal ; ils se servent donc de leur appendice nasal, qui peut monter à plus de 4 mètres de haut, pour tenter de capter les plus fines émanations de fauves ou d’hommes, leurs prédateurs, ou essayer de repérer la harde de ses congénères.

Sculpture Colcombet éléphante d'Afrique et éléphanteau

L’éléphanteau, visiblement très jeune car il peut tenir debout sous le ventre, enlace de sa trompe la jambe de sa mère. Les éléphanteaux ont de grandes oreilles fines qu’ils aplatissent parfaitement épaules. Leur trompe est perpétuellement en mouvement.

Dimensions : 38 cm de long x 22 cm de haut pour l’adulte.

 

NOUVELLE CRÉATION : DAIM MÂLE COUCHÉ

Après la série des 6 tigres et avant de replonger dans le monde des fauves, un sujet plus paisible : un daim mâle couché.

Le daim (Dama dama) est un mammifère de la famille des cervidés, comme le chevreuil, le cerf, le renne, l’élan, etc. Sa taille se situe entre celle du chevreuil et celle du cerf élaphe : les mâles mesurent environ 130 cm au sommet de la tête (sans les bois).

Daim du Parc de la Tête d’Or à Lyon

Comme tous les membres de cette famille, les daims perdent chaque année leurs bois (et non cornes) et la repousse des nouveaux bois commence presque aussitôt. Ils sont d’abord recouverts d’une peau soyeuse que l’on appelle velours puis, l’animal se frottant aux arbres, les bois nus apparaissent.

Les daims se reconnaissent facilement à deux caractéristiques : les tâches blanches sur le dos (que l’on rencontre aussi, toutefois, sur certains cerfs comme l’Axis et le Sika) et les bois palmés. Beaucoup moins importants que ceux de l’élan, ils peuvent néanmoins atteindre 90 cm de long.

Daim du Parc de la Tête d’Or à Lyon

Le daim est originaire de Turquie mais s’est rapidement répandu dans toute l’Europe centrale et occidentale. C’est en effet un animal d’ornement apprécié et présent dans de nombreux parcs et jardins. Il vit en harde et est moins sauvage que le chevreuil (essentiellement solitaire) et le cerf. C’est également un animal de chasse qui vit à l’état sauvage dans certaines forêts françaises.

Dans mon enfance, à Rennes, j’allais souvent admirer le grand daim du très beau jardin du Thabor, jusqu’au jour où l’animal est malheureusement mort… Au Parc de la Tête d’Or, la harde de daims est issue des individus présents depuis l’ouverture du Parc, en 1857.

Daim du Parc de la Tête d’Or à Lyon

Les daims étant très communs dans les parcs et zoos, ils auraient dû largement inspirer les sculpteurs du XIXème siècle, et pourtant ce n’est pas le cas. Barye, qui avait visiblement davantage de goût pour les cerfs, innombrables dans sa production, a tout de même réalisé deux daims : « Famille de daims« , qui fait le pendant de la « Famille de cerfs », et « Daim attaqué par trois lévriers d’Algérie« , qui fait le pendant du « Cerf dix cors terrassé par deux lévriers d’Ecosse« . Ces deux modèles sont rares.

Daim – Antoine-Louis Barye

Comme souvent, Barye a également édité séparément les différents membres de Famille de daims et l’on peut ainsi trouver seuls le daim mâle (en photo ci-dessus), la daine couchée, la daine et son faon, le faon de daim seul, etc. Pour être tout à fait complet sur Barye, on peut encore citer quelques petits bronzes peu édités, comme le daim roulant une pierre, le daim frottant ses bois contre un arbre, et un bas-relief représentant un daim mâle sautant au-dessus d’un arbre mort et curieusement appelé « Elan courant« .

« Elan » courant – Antoine-Louis Barye

Barye n’est tout de même pas le seul à s’être inspiré du daim puisque Isidore Bonheur puis plus tard Rembrandt Bugatti ont également modelé des daims.

Daim – Isidore Bonheur

Mon daim couché, qui est un petit modèle de 18 cm (long) x 15 cm (haut) x 9 cm (prof.) sera exposé à la galerie Estades de Toulon à partir du 28 avril 2018.

NOUVELLES CRÉATIONS : LES TIGRES

Voici une série de tigres réalisés récemment et encore en terre. Ils seront édités séparément car ils sont de tailles différentes.

Tigresse couchée

Le tigre (Panthera tigris) est un animal magnifique et aisément reconnaissable par tous, avec sa robe orange rayée de noir. Il existe neuf sous-espèces de tigres, dont trois ont disparu assez récemment (tigre de Java, tigre de Bali et tigre de la Caspienne). Les 6 sous-espèces sont les suivantes : tigre de Sibérie, de Chine méridionale, d’Indochine, de Malaisie, de Sumatra et du Bengale. L’ensemble représente entre 3000 et 4000 individus, tous situés en Asie. Il est donc impossible de rencontrer un tigre en Afrique, comme certains l’imaginent par erreur.

Tigre du zoo de St-Martin-La-Plaine (Loire)

Le tigre de Sibérie est le plus grand, le plus long et le plus puissant. Le record connu est un animal tué en 1950 et pesant 384 kg ! Un grand tigre de Sibérie peut mesurer, queue comprise, plus de 360 cm de long et 100 cm de haut au garrot. Le tigre de Sumatra, sans doute le plus petit, ne dépasse pas 240 cm de long queue comprise et 140 kg.

Deux tigres jouant

Le tigre a de longues griffes pouvant atteindre 10 cm de long et rétractiles, ce qui fait qu’à la différence de celles des guépards, non rétractiles, les griffes des tigres, des lions, des panthères et des jaguars sont toujours pointues et très aiguisées et forment de redoutables armes. Les canines des tigres peuvent mesurer 7 cm de long.

Magnifique tigre du zoo d’Anvers

Les pupilles du tigre sont rondes et ne deviennent jamais ovales comme celle des chats. Les tigres possèdent derrière les oreilles une tache blanche dont on pense qu’elle permet aux petits de repérer leur mère et de la suivre dans la nuit ou la pénombre de la jungle. Comme la plupart des félins, à l’exception du lion, le tigre est un animal solitaire, sauf pendant la période de reproduction.
De nombreux zoos et cirques possèdent des tigres. Certains sont dits blancs mais en fait ne sont pas des albinos (il n’existe pas non plus de tigres noirs).

Tigre blanc du zoo de Touroparc

Les sculpteurs du XIXème siècle ont souvent représenté des tigres, avec plus ou moins de bonheur. Le Tigre dévorant un gavial (crocodile d’Asie) est l’une des premières grands réalisations d’Antoine-Louis Barye et, avec le Lion au serpent, l’une des sculptures qui l’a révélé au public. Valton a modelé un superbe Tigre couché. En revanche, certains autres modèles, même de l’illustre Barye, sont figés et peu réussis.

Tigre couché – Bronze de Valton

Il faut dire que le tigre est un animal difficile à représenter, et je viens d’en faire l’amère expérience. On distingue immédiatement un tigre d’une lionne ou d’une panthère grâce à la couleur de sa robe, mais comment faire en terre ou en bronze, monochromes ? La collerette de poils autour du cou, qui forme des favoris plus ou moins épais et visibles, ne suffit pas. J’en veux pour preuve les nombreuses demandes d’avis que je reçois pour des bronzes anciens présentés comme représentant un tigre alors qu’il s’agit d’une lionne ou d’une panthère, et inversement.

Tigre dévorant un gavial – Bronze de AL Barye

Le tigre est plus long et plus étroit que le lion et la panthère. Les pattes avant et les épaules sont larges et musclées, et forment un contraste assez fort avec l’arrière-train, beaucoup plus léger. Le cou est court, la tête relativement petite. La queue est longue et ne se termine pas par une touffe épaisse de poils comme chez le lion. Certains tigres ont un ventre descendant assez bas tandis que d’autres sont plus sveltes.

Tigre en alerte

Après avoir rapidement réussi mon Tigre se léchant la patte, mes tentatives de remodeler un tigre se sont d’abord soldées par des échecs. J’ai dû me résoudre à détruire un puis deux modèles sur lesquels j’avais passé plusieurs dizaines d’heures car ils ne ressemblaient pas à des tigres. Puis, à force d’acharnement, d’études de la morphologie de ces beau félins, de tentatives, j’ai enfin réussi. C’est vraiment l’animal qui m’aura donné le plus de mal ! Et du coup, pour « exorciser » cette malédiction du tigre, j’en ai modelé plusieurs de différentes sous-espèces, âge et attitude.

Sculpture Damien Colcombet tigre se léchant la patte

Tigre se léchant la patte

Le tigre sautant est un gros spécimen de Sibérie. Il a pris son élan et s’élance, ne touchant le sol que par l’extrémité des pattes arrières, qui vont bientôt s’envoler aussi. Un tigre peut faire un bond de 10 mètres de long et sauter à plus de 4 mètres de haut sans élan.

Tigre de Sibérie sautant

Les deux tigres jouant ne sont plus des petits mais sont quand même encore jeunes. Leur jeu est un exercice physique ou peut-être déjà une lutte amoureuse.

Deux tigres jouant

Le premier tigre, celui qui se lèche la patte, sera visible lors de ma prochaine exposition à la galerie Estades de Toulon, à partir du 28 avril 2018.

Tigresse couchée

LYON : EXPOSITION COLCOMBET A LA GALERIE ESTADES

Vous êtes invités au vernissage de l’exposition de mes bronzes, samedi 25 novembre 2017, à la galerie Estades de Lyon.

Affiche girafe exposition Colcombet Lyon 2017

Du 25 novembre 2017 au 13 janvier 2018, la galerie Estades de Lyon vous convie à une exposition « Colcombet« . Cet événement sera exceptionnel car un nombre record de mes bronzes seront visibles : près d’une cinquantaine, dont évidemment les plus récents et des nouveautés comme par exemple le grand « Buffle d’Afrique de l’Est » (65 cm de long) et bien sûr, tout juste arrivé de la fonderie, « Les girafes au galop » qui font le pendant de « La marche des éléphants« , aujourd’hui épuisé.

 

Je serai présent à la galerie samedi 25 novembre et heureux de vous rencontrer.

 

Galerie Estades – 61 quai Saint-Vincent – 69006 Lyon

Tél : 04 78 28 65 92 – galerie.lyon@estades.com

Lundi : 14h à 19h – Mardi au samedi : 10h à 13h et 14h à 19h

Ouverture exceptionnelle les dimanches 26 nov. et 10 déc.

Tous les renseignements sur www.estades.com

BIENVENUE SUR MON NOUVEAU SITE WEB !

Vous découvrez mon tout nouveau site internet : bienvenue !

Damien Colcombet sculpteur

Mon précédent site m’a apporté beaucoup de joie. Créé en avril 2006, il m’a permis de vous montrer mes créations et mes projets, expliquer mon travail, celui de la fonderie, faire-part de mes plus belles visites de zoos ou de musées, renseigner de nombreux collectionneurs sur la valeur de leur bronzes animaliers anciens et créer une petite communauté d’amateurs puisque vous êtes près de 300 à vous être abonnés à ma « Newsletter ».

Sculpteur Damien Colcombet patinant le bronze

Mais ce site était en réalité un « blog », avec beaucoup d’avantages mais aussi des inconvénients, et il datait de près de 11 ans. J’ai donc souhaité disposer d’une « vitrine » plus agréable à visiter, qui garderait le côté dynamique d’un blog tout en permettant de mieux classer les articles et les créations et surtout, surtout, de voir beaucoup mieux et en plus grande dimensions mes œuvres.

Sculpture en bronze d'un buffle d'Afrique

Grâce au long travail de conception et de réalisation tant artistique que technique de Jean-Sébastien Poli, que je remercie pour son grand savoir-faire, vous pouvez aujourd’hui découvrir mon nouveau site : www.colcombet.com. Les anciennes notes seront peu à peu toutes reprises et j’en publierai régulièrement de nouvelles sur les mêmes sujets qu’auparavant. Et vous pourrez donc redécouvrir ici toutes mes œuvres soit un peu plus d’une centaine (à ce jour, près de 90 ont été reprises sur le site et les dernières le seront bientôt). Les photos sont plus grandes et de bien meilleure qualité.

Sculpture d'un cheval demi-sang attaché

Si vous aimez ce site, mon travail, et si vous n’êtes pas déjà abonnés à la Newsletter, n’hésitez pas à le faire sur la page d’accueil. Vous serez ainsi certain de ne manquer aucun événement.

Creuset contenant du bronze en fusion

N’hésitez pas non plus à me faire part de votre avis et de vos remarques sur ce nouveau site en utilisant le formulaire dans le menu « Contact ».

A bientôt !

Damien Colcombet

Photos : JD Nogier et D.Colcombet

INAUGURATION DES GIRAFES EN BRONZE A LYON

Le 23 septembre 2017, devant plusieurs centaines de personnes enthousiastes, les grandes girafes en bronze ont été dévoilées.

Si l’idée date de 2012, le projet Grandeur Nature Lyon, parrainé par le fonds de dotation Devenir de Jean Brunet-Lecomte, est réellement né il y a quatre ans. Une aventure formidable à laquelle beaucoup d’entre vous ont généreusement participé, permettant un financement des sculptures uniquement grâce aux dons des particuliers et aux entreprises mécènes qui ont apporté leurs compétences ou leur aide financière. La Mairie de Lyon, sans laquelle rien n’aurait été possible, nous a accordé son entier soutien d’un bout à l’autre du projet.

Au moment où je choisissais de quitter le monde de la finance et de me consacrer totalement à l’art en devenant sculpteur professionnel, Grandeur Nature Lyon avait pour objectif de célébrer les grandes et belles girafes du zoo de Lyon, de rappeler que cette beauté naturelle était en danger donc qu’il fallait la préserver, et d’offrir aux Lyonnais une oeuvre d’art figurative en parfait accord avec le cadre classique du magnifique Parc de la Tête d’Or, qui héberge le zoo, gratuit.

Voici donc quelques images de cette belle journée du 23 septembre. Vous en trouverez bien davantage dans l’album photo à droite de cette page ainsi que sur le site de Devenir, qui soutient « ceux qui osent entreprendre« , en France et ailleurs dans le monde : http://www.fonds-devenir.org/

Pierre Abattu et Guillaume Serre (Fonderie Barthélémy Art) scellant les girafes, sous le contrôle de Franck Morisset (Bureau Véritas).

Un dernier petit coup de chiffon…

En attendant le grand jour.

Le 23 septembre, inauguration en présence notamment de M.Alain Giordano, adjoint au Maire de Lyon, et de Madame Brugnera, députée.

Jean Brunet-Lecomte (Président du fonds de dotation Devenir), le sculpteur et Alain Giordano (Adjoint au Maire de Lyon)

Il y avait foule ce jour-là au Parc de la Tête d’Or pour assister à l’événement.

 

L’Association des Commerçants du Parc de la Tête d’Or, qui a offert aux enfants des ballons en forme de girafe, avait demandé à un dessinateur talentueux, Gregdizer, de croquer la scène. 

Avec Jean Brunet-Lecomte (Devenir), nous sommes heureux d’avoir mené à son terme ce beau projet.