Exposition « Bestiaires » à St-Malo : Damien Colcombet et Salvador Dali – Du 8 juillet au 7 octobre 2023

 

Saint-Malo

Du 8 juillet au 7 octobre 2023, le Centre Cristel Editeur d’Art situé à St-Malo et qui présente mes oeuvres depuis des années organise une grande exposition « Bestiaires » sur le thème animalier : aux murs, les douze oeuvres gravées de Salvador Dali (1904-1989) consacrées aux Fables de Jean de La Fontaine, et sur les socles, un très grand nombre de mes bronzes : près d’une cinquantaine, ce qui constitue sans doute l’un des records.

Centre Cristel Saint-Malo

Vous pourrez y découvrir les toutes dernières créations sorties de la fonderie il y a peu : la marche des manchots (le n°1/8), le chien de race Flet-coated retriever, le grand âne, les chevreuils, la baleine à bosse sautant, etc.

Sculpture Colcombet bronze La marche des manchots

La marche des manchots – Bronze (long. 95 cm – haut 18 cm)

Je serai présent au vernissage vendredi 7 juillet et modèlerai une esquisse en terre. Je serais très heureux de vous y rencontrer.

Invitation vernissage expo Cristel 2023 Colcombet Dali

Le Centre Cristel est situé entre la gare et la plage du Sillon, sur la place de l’église de Rocabey, au bout du bassin Dugay-Trouin. Son site : https://www.centre-cristel-editeur-art.com/

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette belle et vaste galerie, sachez que le Centre Cristel est aussi un éditeur réputé de beaux livres. Voici quelques exemples extraits du riche catalogue du Centre Cristel.

           

Exposition au musée de Chalons-en-Champagne

No Animo Mas Anima. Adieu aux bêtes de cirque ?

Exposition Chalons en Champagne 2023

La nouvelle exposition du musée des Beaux-arts et d’Archéologie de Châlons-en-Champagne, présentée du 8 juillet au 9 octobre 2023, reprend le titre du spectacle créé par le Cirque Plume en 1990 pour explorer le lien étroit entre les animaux et les humains dans le monde du cirque.

Ours, lions, tigres, dromadaires ou éléphants… Qu’ont-ils été nombreux ces animaux à avoir foulé les pistes à travers le monde ! Décriée et bientôt interdite, leur mise en scène dans les spectacles itinérants a pourtant longtemps été un poncif du monde du cirque. Qu’a motivé les humains à dompter les bêtes ? Et aujourd’hui, les animaux ont-ils quitté la piste pour de bon ?

Grâce au commissariat partagé de Clémentine Lemire, conservatrice et directrice des musées de Châlons-en-Champagne, de Vincent Giovannoni, conservateur en chef responsable des Arts du spectacle au Mucem, de Pascal Jacob et de Marika Maymard, historiens du cirque et collectionneurs, l’exposition No Animo Mas Anima. Adieu aux bêtes de cirque ? retrace l’histoire de la relation complexe entre les animaux de spectacles, les artistes et le public. 130 œuvres sont exposées : affiches et dessins bien sûr, parmi lesquels des réalisations de Gustave Soury (1884-1966), mais aussi des sculptures contemporaines de Damien Colcombet (né en 1967) et de Philippe Arnault (né en 1957), des photographies de Pierre-Joseph Dannès (1910-1985), et des captations de spectacles des compagnies Rasposo, Baro d’Evel, du Cirque Plume et du Cirque du Soleil.

Bronze Colcombet éléphant d'Asie au cirque

Eléphant d’Asie au cirque – Damien Colcombet – Bronze

L’ensemble choisi illustre le basculement du cirque traditionnel à la piste occupée de fauves encagés et d’éléphants équilibristes à un cirque contemporain et humaniste, qui fait la part belle à l’animalité des hommes plutôt qu’aux animaux dressés à jouer l’humain. Conçue comme un lieu d’expérimentation pour le futur musée du cirque à Châlons-en-Champagne, elle s’inscrit dans la ligne d’Acrobates, une exposition qui s’est tenue en 2018.

L’exposition repose sur la collection châlonnaise consacrée aux arts du cirque rassemblée par Pascal Jacob et acquise en 2021. Elle bénéficie également de prêts exceptionnels de musées nationaux :

  • Le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) de Marseille qui soutient la manifestation grâce aux prêts de la maquette de cirque de Georges Berger (1888-1971) et de l’installation foraine La femme-crocodile.
  • Le Centre Pompidou (Paris) qui a consenti le prêt du tableau Femme-papillon et crocodile du peintre argentin Nicolás García Uriburu (1937-2016).

Deux artistes contemporains ont facilité la présentation de leurs œuvres au sein de l’exposition : le Pentateuque de Fabien Mérelle (né en 1981) ainsi que des photographies de Christophe Raynaud de Lage (né en 1969).

Sculpture en bronze d'un éléphant de cirque assis sur un tabouret

Eléphant d’Asie assis – Damien Colcombet – Bronze

L’exposition No Animo Mas Anima. Adieu aux bêtes de cirque ? a reçu le label « exposition d’intérêt national » du ministère de la Culture.

Lien vers le site du musée : https://musees.chalonsenchampagne.fr/musees/autour-des-expos/no-animo-mas-anima-adieu-aux-betes-de-cirque

Sculpture en bronze d'un ours sur un tabouret

Ours polaire assis – Damien Colcombet – Bronze

Exposition Colcombet – Baden Baden (Allemagne) – Galerie Estades – Du 1er avril au 20 mai 2023

La galerie Michel Estades de la jolie ville de Baden Baden en Allemagne consacrera à mes oeuvres une exposition, dont le vernissage se tiendra le 1er avril 2023. Je serai présent et heureux de vous y rencontrer.

Colcombet carton invitation Estades Baden avril 2023

Située à 65 km au nord-est de Strasbourg, au coeur de la Forêt Noire allemande, Baden Baden est une très jolie ville d’eau, réputé pour ses thermes mais aussi ses festivals dont celui de musique classique.

Baden Baden

Baden Baden (Wikipedia – Martin Dürrschnabel)

Une trentaine de modèles seront exposés et vous pourrez y découvrir les dernières oeuvres dont le grand âne, qui vient de sortir de la fonderie.

Bronze Colcombet grand âne

Galerie Michel Estades – SOPHIENSTRASSE 11 / D-76530 BADEN-BADEN / +49 (0)7221 397 4141
galerie.badenbaden@estades.com / www.estades.com

Öffnungszeiten : Dienstag und Donnerstag von 14:00 bis 18:00
Mittwoch und Freitag von 11:00 bis 13:00 und 14:00 bis 18:00 Samstag von 10:00 bis 16:00

Nouvelle création : le chien de race Flat-coated retriever

Voici une nouvelle création inhabituelle pour moi : un chien. Alors que cet animal a été très abondamment sculpté au XIXème siècle par Barye, Isidore Bonheur, Gardet, Frémiet, etc. et surtout Pierre-Jules Mêne, c’est un sujet plus rare de nos jours, sans doute parce qu’il est difficile d’oser se confronter à l’immense talent des grands artistes du XIXème et peut-être aussi parce qu’on a le sentiment qu’ils ont un peu épuisé le sujet. C’est pourquoi je n’avais guère envie de modeler le « fidèle compagnon de l’Homme« .

Sculpture Damien Colcombet chien flat coated retriever

Il a fallu l’insistance d’un internaute pour que je m’y lance : son chien Gap étant mort, il m’a demandé d’en faire le portrait. Tâche quasi-impossible et que je refuse toujours d’habitude : il est certes envisageable, en se documentant, de modeler un individu bien représentatif de telle ou telle race mais comme les personnes, chaque animal a des traits particuliers, des attitudes et un caractère qui le rendent unique. Ce n’est qu’en vivant avec lui que l’on peut saisir tout ce qui permettra d’en faire un portrait ressemblant, faute de quoi il y aura toujours une petite déception chez le maître de l’animal lorsqu’il contemplera la sculpture : ce sera un peu son chien mais pas tout à fait. Alors pourquoi avoir accepter le demande de cet internaute ? Parce qu’il a parfaitement compris la situation et accepté d’avoir le portrait d’un chien de la même race que le sien, mais pas tout à fait le portrait de son chien Gap.

Sculpture Damien Colcombet chien flat coated retriever

Et puis je dois dire aussi qu’à force d’observer les nombreux chiens que l’on croise, de me remémorer ceux que j’ai connus – setter irlandais et teckel – le défi me tentait. Et j’y ai pris beaucoup de plaisir, ce qui signifie que je recommencerai certainement.

Difficulté supplémentaire : Gap, le chien que je devais modeler, appartient à une race fort rare dont j’ignorais l’existence. Il s’agit d’un « Flat-coated retriever », autrement dit une sorte de Labrador « à poils plats ». Pour tout connaître sur cette race, il faut se référer à la thèse soutenue en 1984 par Coralie Reversat à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon. L’origine de tous les Retriever se situe en Ecosse, où vivaient au XIXème siècle des chiens de la race « de Saint John« , excellents à la chasse, rapides, bon nageurs. Ces chiens ont été croisés avec des Spaniels, des Setters, des chiens de bergers et c’est ainsi que vers 1850 est apparu le Wavy-coated. Vers 1870, l’Anglais S.E.Shirley croisa des Wavy-coated avec des Labradors purs et avec des Colleys (le chien de la série Lassie), ceux-ci faisant disparaître les franges ondulées issues des croisements avec les Setters. A la fin du XIXème siècle, la race Flat-coated retriever était fixée ; son standard sera enregistré en 1923 par la Flat-coated Retriever Association et n’a pas changé depuis. Ce chien connaît alors une grande popularité en Grande-Bretagne notamment auprès des gardes-chasse, mais au XIXème siècle le Labrador et le Golden prennent totalement l’avantage, au point que bien peu de personnes de nos jours connaissent encore le Flat-coated.

Chien flat-coated retriever

Source : Wikipedia

En France, même si les premiers Flat-coated sont apparues à la fin du XIXème siècle, ce n’est qu’en 1978 que s’y développa le premier élevage. La thèse de C.Reversat reprend avec force détails la morphologie et l’aspect de la race et il serait un peu long de les décrire ici. Retenons donc surtout que ces chiens portent une robe uniforme, de couleur noire ou marron, qu’ils mesurent environ 60 cm au garrot et pèsent une trentaine de kilos. Leur poil est plat, évidemment, mais frangés sous le corps, la queue et derrière les pattes. La queue est généralement droite et ne remonte pas plus haut que la ligne du dos.

Chien flat-coated retriever

Source : Wikipedia

Mais c’est la tête de ce chien qui permet de le distinguer immédiatement : elle présente un très faible « stop », cette sorte de marche entre le museau et le front. En cela, elle est donc très différente de celle des pointers et même des setters mais se rapproche plutôt des lévriers. Pour le reste, signalons une truffe assez importante, un crâne peu large – ce qui le distingue des Golden – et assez creux sur les tempes et les joues.

Chien flat-coated retriever

Les Flat-coated sont d’excellents chiens de chasse, des chiens d’eau, rapporteurs de gibier. Leur mâchoire est donc puissante et s’ouvre largement pour leur permettre de porter un canard ou un lièvre. D’après le standard officiel, le Flat-coated est « un chien sûr de lui et gentil, très affectueux et joueur. » Il est actif, sportif – il adore l’eau – mais aussi têtu et doit être dressé avec fermeté et beaucoup de douceur. C’est un mauvais chien de garde car il ne mord pas mais peut-être dressé comme chien d’aveugle ou de handicapé ainsi que pour le sauvetage en mer.

Chien flat coated retriever

La quasi-continuité entre le front et le museau, donc le très faible « stop », est particulièrement visible sur cette photo.

Enfin, je ne résiste pas au plaisir de vous citer le commentaire de notre internaute lorsque ma sculpture a été terminée, ce qui n’a pas été sans de nombreux échanges, partages d’avis et corrections du modèle : « Il est très réussi. Mon épouse qui voulait un modèle ressemblant beaucoup à notre chien est très satisfaite. » Et selon la propriétaire de l’élevage dont était issu Gap : « Je trouve le modèle pas mal du tout,on reconnaît bien le flat dans l’expression et la statique. »

Edition en bronze prévue au printemps, probablement en avril.