NOUVELLES CRÉATIONS : FOU DE BASSAN ET CORMORAN (2)

NOUVELLES CRÉATIONS : FOU DE BASSAN ET CORMORAN (2)

Après le cormoran ci-dessous, quelques informations sur le Fou de Bassan.

Il s’agit du plus gros oiseau marin d’Europe : un adulte pèse 3 kg (le goéland argenté ne dépasse pas 1,3 kg). Le fou de Bassan est certes beaucoup plus petit que l’albatros mais son envergure est quand même de près de 180 cm. Il existe de nombreuses autres espèces de fous, dont les fous à pieds bleus des Galapagos et les fous à pieds rouges, plus petits.

Fou du Cap (Muséum d’Histoire naturelle de Rouen)

Le fou de Bassan, présent sur tout le littoral de l’Atlantique nord, possède un corps lourd, fuselé, une queue dont l’extrémité forme un losange, de longues ailes pointues, un cou assez long et large, une tête prolongée par un long bec puissant en forme de poignard, de courtes pattes palmées. Le plumage est d’un blanc éclatant – c’est d’ailleurs ainsi qu’on le repère de très loin – sauf la tête et le cou, jaunes, et le bout des ailes, noires. Les yeux et le bec sont soulignés de beaux traits noirs.

Même s’il a l’air un peu pataud lorsqu’il est posé, le fou de Bassan est un très bel oiseau, élégant, à l’allure aristocratique. Pas question pour lui de se mélanger aux cormorans, goélands et autres mouettes, ni de traîner sur les plages : c’est un oiseau du large, qui alterne les puissants battements d’ailes et les longs vols planés, interrompus par de spectaculaires piqués sur les bancs de poissons.

Il possède une grande acuité visuelle et repère ses proies à des dizaines de mètres d’altitude. Lorsqu’il plonge, sa silhouette prend une forme très aérodynamique : bec en avant, ailes rejetées vers l’arrière, il atteint un vitesse étonnante et assomme littéralement les poissons qu’il convoite. Sa morphologie très particulière lui permet d’amortir le choc et de ne pas se blesser à l’impact. Les pêcheurs utilisent souvent les fous comme indicateurs des bancs de maquereaux.

Ile Bonaventure (Québec)

D’où vient le nom de cet oiseau ? D’après Wikipedia, Bassan fait référence à l’île de Bass en Ecosse, qui en abrite une très importante colonie, et fou au fait que les oiseaux font des piqués vertigineux.

Ile Bonaventure (Québec)

Il m’est très souvent arrivé de voir quelques fous en Bretagne, près de Saint-Malo, mais sur l’île Bonaventure au Québec, c’est par dizaine de milliers qu’ils se comptent. C’est un spectacle inoubliable. On approche de l’île en bateau, ce qui permet d’observer quelques phoques, et l’on découvre dans le ciel des milliers d’oiseaux d’une blancheur éclatante. Leurs plongeons incessants font penser à un bombardement. Sur l’île, à perte de vue, des couples nichent et se laissent approcher. Il paraît qu’hélas cette très importante colonie est depuis peu en déclin faute de nourriture suffisante. D’autres colonies très importantes existent ailleurs, y compris en Bretagne.

En suivant ce lien, vous verrez quelques images de Bonaventure, avec en prime le délicieux accent québecois : https://www.youtube.com/watch?v=PsHPvLyD4DA

Mon fou est posé sur un rocher où s’accrochent quelques moules et berniques ; il observe la mer de son air sévère et altier.

Dimensions : 38 cm de long x 45 cm de haut

NOUVELLES CRÉATIONS : FOU DE BASSAN ET CORMORAN (1)

NOUVELLES CRÉATIONS : FOU DE BASSAN ET CORMORAN (1)

Né en Bretagne, y passant depuis toujours mes vacances, naviguant en kayak le long des rochers depuis plus de 35 ans, je n’ai pas manqué d’observer souvent cormorans et fous de Bassan. Pour préparer une belle exposition qui se tiendra prochainement à Saint-Malo – j’en reparlerai ici – ces oiseaux marins ont donc nourri mon inspiration

Il existe 36 espèces différentes de cormorans dans le monde, dont certains superbes avec leur plumage gris et leurs pattes rouges (cormoran de Gaimard) ou leur robe bicolore (cormoran impérial) mais sur nos côtes bretonnes, on rencontre seulement le cormoran huppé et le grand cormoran. Cet oiseau au plumage principalement noir a l’habitude de faire sécher ses ailes sur les rochers et les balises. C’est en effet un oiseau qui passe la majorité de son temps sur et sous l’eau. Lorsqu’il nage en surface, on ne voit que le haut de son dos, son cou et sa tête. Très vite, il plonge et part à la pêche sous-marine.

Il est habile, plongeant longtemps et profondément (jusqu’à 40 mètres !), et son allure sous l’eau fait penser à celle d’une loutre. La surface de la majorité de ses plumes a une structure particulière qui ne retient pas l’air et rend donc son plumage perméable, ce qui est évidemment plus facile pour plonger. Selon les scientifiques, l’exposition au soleil améliorerait aussi la thermorégulation et la digestion.

Lorsque j’étais enfant, on voyait beaucoup moins de cormorans qu’aujourd’hui. En effet, suite à sa protection, la population de ces oiseaux est passée de 4 000 en 1970 à près de 200 000 aujourd’hui ! On le voit désormais dans tous les étangs, lacs, fleuves et grandes rivières de France. En plein centre de Lyon, les cormorans semblent très heureux sur le Rhône.

L’explosion du nombre de ces oiseaux cause beaucoup de soucis aux propriétaires de piscicultures et d’étangs (dans la Dombes et la Sologne notamment) et aux pêcheurs de loisirs. En effet, un cormoran mange environ 500 grammes de poisson par jour, ce qui représente donc 180 kg par an. Lorsqu’on voit une dizaine de ces oiseaux sur un étang, on imagine les ravages qu’ils font en un an. En France, la loi autorise l’abattage d’environ 30 000 grands cormorans par an mais cela ne freine pas du tout leur expansion.

En Bretagne autrefois, on mangeait parfois les cormorans mais leur chair devait être infecte. En Chine, les cormorans sont dressés pour servir d’auxiliaires de pêche : on leur passe un anneau autour du cou afin de les empêcher d’avaler leurs proies, qu’on les force à déglutir.

En kayak de mer, il est amusant de s’approcher silencieusement des cormorans rassemblés sur un rocher. Ils hochent la tête d’un air comique, se demandent s’il y a ou non du danger puis lèvent la queue, s’allègent en lâchant une crotte blanchâtre et se laissent tous tomber de leur perchoir comme des petits parachutistes d’un avion. Ils disparaissent sous l’eau et prudemment n’e ressortent qu’assez loin.

Dimensions de mon cormoran en bronze : 42 cm d’envergure et 24 cm de haut.

DECOUVERTE DU GIRAFON AU CREDIT AGRICOLE BELLECOUR

Le Crédit Agricole Centre-Est et en particulier ses trois caisses locales Croix-Rousse, Villeurbanne et Rive Droite, sont mécènes de Grandeur Nature Lyon. A ce titre, ils ont souhaité organiser une exposition sur le projet. Les invités de la soirée privée qui a eu lieu jeudi 9 mars 2017 ont même pu découvrir en avant-première le girafon en bronze, qui trônait au milieu du magnifique espace Bellecour, sur la place du même nom à Lyon.

Voici quelques photos de cette belle soirée dont la presse s’est fait l’écho : France 3, Le Progrès, Radio Scoop, MLyon…

L’exposition « Une girafe au coeur de la Ville » au Crédit Agricole place Bellecour présente en images toutes les étapes du projet, du modelage à la patine. Les photos, superbes, ont été réalisées par Jean Dominique Nogier, photographe professionnel. De nombreuses explications accompagnent les photos.

Photo JD Nogier

Le girafon, dévoilé au cours de la soirée, est présenté au centre de l’espace d’exposition.

De gauche à droite : Bernard Buisson (Directeur général adjoint du Crédit Agricole), Pierre Abattu (Directeur de la fonderie Barthélémy Art), Michel Estades (galeries Estades), Frédéric Léger (Administrateur de la Caisse Tête d’Or du Crédit Agricole et organisateur de l’exposition), l’artiste, Jean Brunet-Lecomte (Président du Fonds de dotation Devenir), Alain Giordano (Adjoint au Maire de Lyon en charge notamment des espaces verts donc du Parc de la Tête d’Or).

Un grand nombre de personnes ont répondu présent à l’invitation du Crédit Agricole. Etaient notamment présents Xavier Vaillant, Directeur du Zoo de Lyon et Marie-Laurence Maurice, Présidente des Amis du Zoo de Lyon (AZL), ainsi que toute l’équipe de la galerie Estades de Lyon, qui a participé à cette exposition.

Avec Jean Brunet-Lecomte (à droite), fondateur et Président du Fonds de dotation Devenir, sans lequel jamais Grandeur Nature Lyon n’aurait vu le jour.

Le Progrès de Lyon, dans son édition du 12 mars, a consacré un grand article au girafon.

L’exposition reste en place jusqu’au 7 avril 2017. Toutefois, l’Espace Bellecour n’est pas une agence ni un lieu public. Pour voir le girafon, vous pouvez éventuellement essayer de demander sur place, mais il est recommandé de plutôt se rapprocher de la galerie Estades 61 quai Saint-Vincent à Lyon.

LA FONTE D’UN BRONZE EN PHOTOS ETAPE PAR ETAPE

La réalisation en bronze d’une sculpture suscite beaucoup de questions. Le processus est en effet assez complexe et souvent mal compris ; certains imaginent même que l’on sculpte le bronze comme on taille la pierre. J’ai déjà expliqué ici les longues étapes du moulage, du tirage de la cire, des retouches, de la coulée du bronze, etc. mais face aux nombreuses questions, je propose ci-dessous une vingtaine de photos décrivant pas à pas la fonte de « Coquet, taureau charolais« , photos réalisées à la fonderie Barthélémy Art à Crest (Drôme), que je remercie. Je précise qu’il s’agit ici du procédé de la fonte à la cire perdue. Je n’utilise pas le procédé de la fonte au sable.

Au commencement, il y a le modèle créé par l’artiste. Il peut être en terre crue comme ici, en terre cuite, en plâtre, en cire, en pierre ou tout autre matériau. Le licol est en cuir et les petits anneaux en métal. La chaîne qui fait le tour des cornes et l’anneau qui passe dans les naseaux ont été retirés car il est presque impossible de les mouler puis de leur faire suivre toutes les étapes ci-dessous. Ils seront donc ajoutés à la fin sur le modèle terminé.

Un moule du modèle en terre est réalisé. Ce moule est en fait double : une première couche en élastomère (à droite), au contact du modèle en terre dont elle épouse parfaitement la forme, et, par dessus, une deuxième couche (à gauche), plus solide et surtout rigide, formée de plâtre et de crin ou de sisal, et qui maintient en place l’élastomère, souple.

Lorsque l’élastomère et le plâtre sont secs, on démoule le modèle original en terre, rendu à l’artiste. On voit parfaitement ici, sur l’une des deux moitiés du moule, les deux structures : à l’intérieur, le moule en élastomère, et à l’extérieur la couche rigide en plâtre et sisal.

Dans le moule, on réalise une réplique en cire du modèle original en terre. Pour ce faire, on applique au pinceau, avec beaucoup de soin, une couche de cire assez fine. On n’utilise pas de la cire d’abeille mais une cire à base de pétrole.

Lorsque les différentes parties du moule en élastomère sont ainsi recouvertes de cire, on referme le moule en veillant à un ajustement parfait.

Il faut maintenant épaissir, par l’intérieur, la fine couche de cire, trop fragile pour être démoulée. Par un trou ménagé à cet effet, on coule de la cire très liquide et on tourne le moule en tous sens pour que la cire se répartisse uniformément.

Le démoulage de la pièce en cire est une opération délicate. On enlève d’abord la coque en plâtre puis on ôte le moule en silicone, qui, comme on le voit, est resté souple.

La cire est relativement solide mais parfois, les cornes, les oreilles, le bout des pattes cèdent et restent dans le moule en élastomère.

Le modèle en cire juste démoulé nécessite de nombreuses retouches. Il faut effacer les plans de joints (les petits décalages entre les différentes parties du moule), recoller ce qui s’est cassé, compléter les manques, effacer les éventuelles bulles, heureusement rares, etc. Sur ce taureau, il faut notamment boucher le trou sous le ventre par lequel la cire liquide a été coulée, reprendre en partie le licol, qui comporte des manques, et coller la queue, moulée à part.

Voici le modèle en cire après retouches. Celles-ci sont faites en partie par la fonderie, en partie par l’artiste. Tout ce qui peut être corrigé à cette étape doit l’être car les travaux sur le bronze sont beaucoup plus difficiles. En général, je signe et numérote mes modèles à ce stade.

Les formes en cire sont positionnées sur une sorte de manège. Des barrettes de cire sont placées de façon à former des égouts pour évacuer la cire lorsqu’elle fondra. Des petits trous sont pratiqués pour permettre au plâtre, à l’étape suivante, de remplir l’intérieur du modèle et former un « noyau » (sinon, le sujet en bronze serait plein). Des tiges de métal insérées dans ces trous maintiendront le noyau en place lorsque la cire aura fondu.

Un cylindre métallique est descendu sur la « grappe » des modèles en cire et fixé au socle. On en assure l’étanchéité avec un film plastique.

Le cylindre contenant les cires est alors rempli de plâtre.

Ci-dessus, un cylindre rempli de plâtre prêt pour la cuisson.

Les cylindres sont enfournés. La cuisson prend plusieurs jours ; elle est très progressive et très surveillée. Dans le four, qui monte à plusieurs centaines de degrés, le plâtre va sécher puis la cire va fondre et s’écouler par les « égouts » et, finalement, un trou aménagé à cet effet dans le fond du cylindre. Le noyau en plâtre, à l’intérieur de chaque pièce, ne tient plus par la cire, qui a disparue, mais grâce aux tiges de métal prévues pour cela (cf. plus haut).

Le bronze d’art est un alliage composé d’au moins 85% de cuivre. Il est livré sous forme de lingots à la fonderie, conformément à la composition qu’elle a spécifiquement demandée. La température dans le creuset atteint 1200°C.

Lorsque le bronze est liquide, il est vigoureusement mélangé pour l’homogénéiser et faire remonter les impuretés. Elles seront retirées avec une sorte d’écumoire.

La coulée : malgré la fréquence de l’opération (souvent plusieurs par semaine), c’est toujours un moment important et spectaculaire. Le bronze en fusion, magnifique, est versé avec beaucoup d’habileté dans chacun des cylindres. Il va occuper l’espace laissé libre par la cire, qui a disparu.

Peu après la coulée, parfois aussitôt, le cylindre de plâtre est plongé dans l’eau, qui se met à bouillir à gros bouillon mais refroidit quand même brûtalement le plâtre, qui éclate.

La forme en bronze apparaît alors. Mais elle n’est pas belle : il faut enlever le plâtre restant, scier les « attaques » (les tiges de bronze reliant les modèles au support) et défaire la grappe. C’est le décochage.

Une fois décoché et nettoyé, le modèle a meilleure allure. Mais il reste encore beaucoup de travail à faire pour boucher les trous, faire totalement disparaître les restes d’attaques que l’on voit ici sous les sabots postérieurs et au milieu de la queue, reprendre la surface du bronze, boucher les éventuels petits creux, combler les manques, etc. C’est la ciselure, essentielle.

Voici le taureau après retouches. Comme sur la cire, elles sont effectuées par la fonderie et par l’artiste, qui a toujours son mot à dire.

Afin d’éroder les arêtes coupantes, le bronze est placé pendant quelques heures dans un tonneau vibrant et humide rempli de petits cônes en céramique.

Il reste à patiner le bronze. Pour enlever l’inévitable oxydation qui se forme très vite et créer des micro aspérités permettant à la patine d’accrocher, le modèle est sablé à haute pression. Il prend une allure blanchâtre et mate.

La patine est une oxydation de la surface du bronze. Les oxydes sont appliqués au pinceau sur le bronze fortement chauffé au chalumeau. Le coup de main du patineur – ici Aurélien, qui travaille sur tous mes bronzes et connaît parfaitement mes souhaits – est essentiel. Il faut suffisamment chauffer la pièce pour que la patine tienne mais il ne faut pas « brûler » le bronze en le chauffant trop.

On peut utiliser toutes sortes d’oxydes afin d’obtenir les teintes les plus variées. En ajoutant un peu de gouache à ces oxydes, on peut avoir des verts, des jaunes, des rouges superbes. Mais la patine ne doit pas être épaisse comme une couche de peinture : il faut deviner le métal et créer ce que les patineurs appellent « de la transparence ».

Voici le taureau patiné ; il est mat car pas encore ciré. La patine est fragile : si on la laissait ainsi, les traces de doigts se verrait et la patine s’abîmerait.

La cire que l’on applique, transparente, noire ou marron, ajoute encore des nuances au bronze. Ce n’est qu’à ce stade que l’on sait si la patine est réussie ou non. Elle peut même encore évoluer légèrement pendant quelques heures. Si elle ne convient pas, il faut sabler le modèle et recommencer. Sur la photo ci-dessus, on voit la chaîne et l’anneau du museau, touche finale de cette pièce.

En utilisant non plus de l’oxyde de fer mais du blanc de titane, on peut obtenir une patine blanche identique à la robe des vrais charolais.

 Le licol du taureau a été patiné avec soin en marron, donnant parfaitement l’illusion du cuir.

LA GRANDE GIRAFE EN BRONZE EN COURS DE MONTAGE

LA GRANDE GIRAFE EN BRONZE EN COURS DE MONTAGE

Comme annoncé, je vous tiendrai au courant le plus souvent possible de l’avancement des travaux sur la grande girafe en bronze qui sera installée au Parc de la Tête d’Or à Lyon en 2017, probablement en septembre (la date de mai avait été évoquée mais pour des raisons administratives, cette date devrait être décalée à la rentrée).

Voici donc quelques images des premiers morceaux de la grande girafe en cours de fonte puis de montage. Elle est constituée d’une vingtaine de morceaux qui seront assemblés, soudés, retouchés avant la patine. L’ensemble sera probablement prêt d’ici mi-avril 2017.

Bravo à la fonderie Barthélémy Art (Drôme) qui non seulement assure de main de maître ce projet mais s’est également passionné pour cette entreprise un peu folle. Merci à Aurélien, le responsable de l’atelier cire, qui a pris certaines des photos ci-dessous.

Grandeur nature Lyon est soutenu par le fonds de dotation Devenir.

Deux pattes en cire de la girafe prêtes à être mises dans les cylindres, qui seront remplis de plâtre.

Les grands cylindres contenant les pièces en cire noyées dans le plâtre vont passer plusieurs jours dans le four afin que le plâtre sèche et que la cire fonde.

Les cylindres sont sortis du four. La cire a fondu et laissé un espace vide où le bronze en fusion est coulé.

Le cylindre de plâtre contenant le bronze est brutalement refroidi. Le plâtre éclate est évacué sous un torrent d’eau.

A peine sortis du cylindre, les morceaux de la girafe ne sont pas très beaux à voir : il reste un gros travail à faire pour les « décocher », les ébarber, reboucher les trous, etc.

La tête de la grande girafe en cours de retouche.

Quelques morceaux de girafe retouchés, sablés, et en partie assemblés.

La grosse tête de l’animal, qui pèse déjà plusieurs dizaines de kilos.

 Prochaines étapes : le corps et les pattes !

JOURNÉE SCULPTURE A LA GALERIE DE LYON LE 18 FEVRIER

La galerie Estades de Lyon m’a demandé de venir dans ses beaux locaux demain samedi 18 février pour modeler un animal. J’ai accepté et je serai heureux de vous y rencontrer.

C’est la première fois que je fais cet exercice et je ne sais pas ce que cela donnera. Il est certain qu’une journée ne suffit pas à réaliser complètement une sculpture. De plus, l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous, hélas. Donc il ne faut pas s’attendre à une pièce achevée lorsque la séance prendra fin vers 18h. La question est plutôt celle-ci : à la fin de la journée, reconnaîtra-t-on l’ébauche d’un animal ou n’y aura-t-il qu’un tas de terre informe ?

Vous pourrez suivre le déroulement de cette expérience sur Facebook (site de la Galerie Estades Lyon).

Ce sera aussi l’occasion de découvrir les nouveaux bronzes : Coquet, taureau charolais (en patines crème et marron) et Les trois buffles d’Afrique.

Galerie Michel Estades
61 quai Saint-Vincent – 69001 Lyon
10h-13h et 14h-18h