NOUVELLE CRÉATION : GIRAFES AU GALOP

NOUVELLE CRÉATION : GIRAFES AU GALOP

Voici une nouvelle création « évolutive » : un groupe de girafes au galop dont je ne sais pas encore de combien d’animaux il se composera. Je retrouve ici la même inspiration que celle des éléphants d’Afrique en marche, qui a finalement compté 7 pachydermes.

C’est une évidence, la girafe est un superbe animal et ce n’est pas maintenant, alors que dans quelques semaines une sculpture grandeur nature de ce beau mammifère prendra place au Parc de la Tête d’Or à Lyon, que je vais me lasser de représenter cet ongulé.

Je ne suis bien sûr pas le premier à modeler la girafe : Barye, Rembrandt Bugatti et bien des artistes contemporains se sont attaqué à ce modèle en fait difficile. Outre les problèmes techniques que posent les pattes fines et le cou très long, cet animal a une morphologie très particulière, avec son corps court et massif, ses omoplates saillantes, sa curieuse tête faite de bosses et de creux. Il est nécessaire de bien représenter cet air un peu hautain et fragile que l’on attribue à ces animaux effectivement sensibles nerveusement.

Lorsque les girafes courent, elles semblent le faire au ralenti et l’on craint qu’elles ne glissent et tombent, un peu comme si elles étaient montées sur des échasses. Je pense que cette allure curieuse ne vient pas seulement de l’amble mais aussi du fait qu’à la différence du cheval, par exemple, elles replient peu l’extrémité des pattes, au niveau du boulet, et ont donc un air raide. Je me suis amusé à représenter mes girafes dans différentes postures du galop.

Dans son excellent « Grandeurs et décadences de la girafe« , Jean-Louis Hartenberger, paléontologue, s’attarde sur le galop de la girafe et donne des informations intéressantes. La principale difficulté pour cet animal, écrit-il, est de pouvoir courir avec un corps très court et des jambes très longues : il faut éviter que les postérieurs heurtent les antérieurs. C’est pourquoi la girafe va l’amble, quelle que soit son allure. L’amble assure aussi une quasi-immobilité du corps et permet ainsi une bonne ventilation de la cage thoracique. Détail amusant, lorsqu’un groupe de girafes prend le galop, si des éléphants, leurs fréquents compagnons dans la savane, se mettent également à courir, ils ont tendance à le faire à l’amble !

La girafe ne trotte pas : elle marche ou galope. A la différence de beaucoup d’animaux, elle a toujours au moins un pied au sol et évite ainsi le choc de tout le corps – qui peut peser une tonne – sur une seule patte, lorsque l’animal atterrit après un temps de suspension. Seuls les girafons, moins lourds, se risquent à lever les quatre membres en même temps.

La girafe atteint 55 km/h. Elle est très endurante mais ne peut faire de brutal crochet comme les gazelles. Certains chasseurs, au XIXème siècle, ont entrepris de chasser à courre ces gracieux animaux. L’explorateur Thomas Mayne Reid l’a décrit en 1896 dans son roman « Les chasseurs de girafes« . En général, les chevaux finissaient par épuiser les girafes mais il arrivait fréquemment qu’à pleine vitesse, la monture mette le pied dans un terrier, un trou d’oryctérope ou autre, et envoie valser son cavalier. C’était donc une chasse assez risquée.

Les girafons, plus légers, galopent plus vite que les adultes. Ils prennent d’ailleurs généralement la tête du groupe. Il est fort possible que mes quatre animaux soient un jour précédés par des plus jeunes, faisant ainsi le pendant des éléphants en marche ci-dessous !

EDITION EN BRONZE DE L’ELEPHANT ET L’ELEPHANTEAU ASSIS

EDITION EN BRONZE DE L’ELEPHANT ET L’ELEPHANTEAU ASSIS

La fonderie Barthélémy Art a fondu l’exemplaire en bronze de « L’éléphant d’Afrique et éléphanteau assis » qui a été créé en grande partie à la galerie Estades lors d’une journée de démonstration le 18 février 2017 (cf. ci-dessous article paru dans Le Progrès).

Après avoir, comme toujours, retouché la cire puis le bronze de chacun des exemplaires, j’ai rapporté de la fonderie un exemplaire de ce nouveau sujet, qui partira bientôt dans l’est de la France pour une exposition estivale. Mais un exemplaire (le 1/8) sera installé dès la fin du mois à la galerie Estades de Lyon.

L’éléphant adulte mesure 31 cm de long par 24 cm de haut, et l’éléphanteau 13 cm de long x 13 cm de haut.

EDITION EN BRONZE DE LA « LECON DE CHASSE »

EDITION EN BRONZE DE LA « LECON DE CHASSE »

Voici les photos de la « Leçon de chasse » éditée en bronze par la fonderie Barthélémy Art (Drôme).

Dans une première version, j’avais placé les deux fauves assez près de leur proie, celle-ci faisant un crochet brûtal vers la gauche. Le positionnement des animaux ne me donnant pas entière satisfaction, j’ai décidé de le corriger. Il a donc fallu séparer du socle où ils étaient soudés les trois protagonistes de cette scène et les placer autrement, puis bien sûr resouder, nettoyer les traces de l’ancienne soudure et repatiner l’ensemble.

Mais cette fois, je suis très satisfait de l’ensemble et les galeristes, à qui j’avais montré la version précédente le sont également beaucoup plus. La course des trois sujets les place sur une belle courbe ample plus harmonieuse.

Pour retrouver l’histoire de cette scène de chasse d’un guépard adulte et d’un jeune à la poursuite d’un impala femelle, reportez vous ici : http://www.damiencolcombet.com/archive/2016/12/09/nouvell…

Le numéro 1/8 de cette « Leçon de chasse » est actuellement visible à la Galerie de Loïc Lucas à Chamonix.

NOUVELLE CREATION : LE CROCODILE DU NIL EN MARCHE

NOUVELLE CREATION : LE CROCODILE DU NIL EN MARCHE

Plus de 7 ans après la création de mon premier Crocodile du Nil (voir : http://www.damiencolcombet.com/archive/2010/01/11/le-croc…), en voici un autre dans une attitude un peu différente. Le saurien est cette fois en marche.

 

J’ai longuement décrit les crocodiles dans ma note d’il y a 7 ans et je ne vais donc pas y revenir. Je voudrais juste rappeler que, contrairement à ce que l’on pourrait croire trop souvent, ces animaux ne se traînent pas toujours lentement tels des tortues mais peuvent au contraire se déplacer très rapidement et même courir voire, pour certains, sauter ! Ils peuvent donc soulever leurs corps et marcher sans que leur ventre ne touche le sol.

Ce sont des animaux très vifs ; c’est pourquoi il faut toujours rester extrêmement prudent lorsqu’on les approche ou lorsqu’on marche au bord des étendues d’eau fréquentées par les crocodiles.

Le Crocodile du Nil peut atteindre 6 mètres de long et peser une tonne. On imagine la puissance d’un animal de cette taille en regardant ce moulage grandeur nature du crâne d’un crocodile du Nil.

Les pattes postérieures du crocodile sont plus longues et situées plus haut que les pattes avant. Cela donne à l’animal en marche un air bossu et inquiétant, la tête et les épaules étant bien plus basses que le dos et la naissance de la queue. Seuls les doigts des pattes arrières sont palmés.

La queue du crocodile possède une puissance redoutable, tant dans l’eau qu’à terre. Elle peut fouetter terriblement un adversaire ou une proie et propulse l’animal avec une force étonnante.

La carapace du crocodile présente un relief bien régulier sur le dos et la queue, tandis qu’elle semble plus désordonnée sur le cou, très gros, et les flancs.

Les crocodiles possèdent une série de dents impressionnantes. Lorsqu’il veut réguler sa température, il ouvre la gueule. Ses dents servent à attraper et déchirer mais ne permettent pas de mâcher. Les crocodiles avalent donc des morceaux entiers de viande qu’ils ont déchiré en tournant sur eux-mêmes ou qu’ils prélèvent sur des proies qu’ils ont mises à pourrir dans l’eau.

Petite mare aux crocodiles (Burkina Faso)

Trou de crocodile (Burkina Faso)

Lorsqu’ils doivent faire rentrer les crocodiles dans leur abri, les gardiens de zoo prennent toujours de grandes précautions, alors même que leurs pensionnaires sont bien nourris, soignés et parfaitement habitués à ces mouvements (il arrive d’ailleurs souvent qu’à la seule annonce de la fermeture du zoo, les animaux rentrent dans leur abri).

Les gardiens du Parc de la Tête d’Or à Lyon ne font pas exception à cette règle : ils sont toujours deux dans l’enclos et se protègent avec un bouclier et de longues perches. Mais le gros crocodile, qui est arrivé, adulte, au Parc il y a plus de 40 ans, rentre chez lui sans se faire prier.

LA GRANDE GIRAFE AVANCE A GRANDS PAS !

LA GRANDE GIRAFE AVANCE A GRANDS PAS !

Le projet Grandeur Nature Lyon avance à grands pas, presque aussi rapidement maintenant que l’allure d’une girafe adulte !

En effet, après avoir terminé il y a environ deux mois la réalisation du girafon, la fonderie Barthélémy Art à Crest met les bouchées doubles pour terminer la grande girafe. Et voici les premières images de l’animal sur ses quatre pattes.

La maquette, éditée en bronze, sert de modèle pour l’assemblage et la soudure de la bonne vingtaine de morceaux de bronze qui constitueront la sculpture.

La tête et le cou ont été positionnés mardi dernier. Il s’agissait de contrôler que les éléments s’alignent bien, que la hauteur de la tête est bonne et l’orientation du cou adaptée à la « rencontre » avec le girafon, qui sera accroupi à ses pieds.

Il manque encore la queue, la croupe et le dos mais surtout il faut renforcer toutes les soudures puis les polir pour les rendre invisibles et insérer des axes en aluminium pour consolider le cou et les jambes. La dernière étape sera la patine.

La girafe tournant la tête, cette photo déforme un peu les proportions et peut faire croire que la tête est trop grosse, mais ce n’est pas le cas. L’enfant, première visiteuse de la grande girafe, donne une idée de l’échelle de la sculpture, qui porte bien son adjectif « monumentale ».

Quelques membres de la belle équipe de la fonderie Barthélémy Art (Crest – Drôme) : Guillaume Serre (responsable d’atelier), l’artiste, Patrick Houfek (qui a réalisé la quasi-intégralité des soudures), François Bouis (propriétaire de la fonderie), Pierre Abattu (Directeur).

« Grandeur Nature Lyon » est un projet soutenu par le fonds de dotation « Devenir« .

NOUVELLE CREATION : ELEPHANT D’AFRIQUE ET ELEPHANTEAU ASSIS

NOUVELLE CREATION : ELEPHANT D’AFRIQUE ET ELEPHANTEAU ASSIS

Le 18 févier dernier, la galerie Michel Estades de Lyon m’avait invité à réaliser ce que certains appelleraient de façon bien présomptueuse une « performance ». En réalité, il s’agissait de modeler une oeuvre le temps d’une journée, tout en accueillant les visiteurs de la galerie et en répondant à leurs nombreuses questions.

Ce fut une expérience intéressante mais qui a nourri mon inquiétude les jours précédents : la galerie avait annoncé l’évènement, les visiteurs s’attendaient à voir très rapidement un animal émerger de la terre et il ne pouvait être question ni d’échouer, comme cela arrive parfois, ni de faire des pauses d’une ou deux heures pour s’aérer l’esprit.

J’ai donc choisi une valeur sûre : un éléphant d’Afrique, animal que je commence à bien connaître et que j’aime particulièrement.

Et finalement, à la fin de la journée, on peut dire qu’on reconnaissait un éléphant et que certains le pensaient même terminé alors qu’il y restait encore beaucoup de travail à faire. J’ai donc consacré encore plusieurs jours à terminer ce pachyderme et à lui adjoindre un éléphanteau assis.

La mère a cette allure un peu empruntée, hésitante, des gros animaux face à un jeune : balançant sa patte arrière, elle fait attention à ses gestes, se retient, promène sur le jeune le bout de sa trompe mais n’est pas très à l’aise, contrairement au petit qui semble parfaitement insouciant.

L’ensemble est parti à la fonderie et devrait être prêt début juin.

Cette journée à la galerie Estades de Lyon, jamais à court d’idées et d’initiatives, a permis à beaucoup de découvrir la sculpture : la terre, les outils, l’absence de dessin préparatoire, le recours aux photos uniquement lorsqu’on a un doute sur un détail, le temps qu’il faut pour voir enfin apparaître une forme, etc.

Certaines personnes, très patientes, se sont assises et ont passé une ou deux heures à regarder mon travail. Mais le plus amusant est sans doute cette famille venue voir la façon dont je procédais et qui est ensuite allé acheter de la terre et a passé un dimanche à mettre la main à la patte, avec un résultat d’ailleurs très prometteur. Une bonne idée pour faire découvrir l’art aux plus jeunes, qui après cela ne regarderont sûrement plus une sculpture de la même façon !