NOUVELLES CRÉATIONS : LES TIGRES

Voici une série de tigres réalisés récemment et encore en terre. Ils seront édités séparément car ils sont de tailles différentes.

Tigresse couchée

Le tigre (Panthera tigris) est un animal magnifique et aisément reconnaissable par tous, avec sa robe orange rayée de noir. Il existe neuf sous-espèces de tigres, dont trois ont disparu assez récemment (tigre de Java, tigre de Bali et tigre de la Caspienne). Les 6 sous-espèces sont les suivantes : tigre de Sibérie, de Chine méridionale, d’Indochine, de Malaisie, de Sumatra et du Bengale. L’ensemble représente entre 3000 et 4000 individus, tous situés en Asie. Il est donc impossible de rencontrer un tigre en Afrique, comme certains l’imaginent par erreur.

Tigre du zoo de St-Martin-La-Plaine (Loire)

Le tigre de Sibérie est le plus grand, le plus long et le plus puissant. Le record connu est un animal tué en 1950 et pesant 384 kg ! Un grand tigre de Sibérie peut mesurer, queue comprise, plus de 360 cm de long et 100 cm de haut au garrot. Le tigre de Sumatra, sans doute le plus petit, ne dépasse pas 240 cm de long queue comprise et 140 kg.

Deux tigres jouant

Le tigre a de longues griffes pouvant atteindre 10 cm de long et rétractiles, ce qui fait qu’à la différence de celles des guépards, non rétractiles, les griffes des tigres, des lions, des panthères et des jaguars sont toujours pointues et très aiguisées et forment de redoutables armes. Les canines des tigres peuvent mesurer 7 cm de long.

Magnifique tigre du zoo d’Anvers

Les pupilles du tigre sont rondes et ne deviennent jamais ovales comme celle des chats. Les tigres possèdent derrière les oreilles une tache blanche dont on pense qu’elle permet aux petits de repérer leur mère et de la suivre dans la nuit ou la pénombre de la jungle. Comme la plupart des félins, à l’exception du lion, le tigre est un animal solitaire, sauf pendant la période de reproduction.
De nombreux zoos et cirques possèdent des tigres. Certains sont dits blancs mais en fait ne sont pas des albinos (il n’existe pas non plus de tigres noirs).

Tigre blanc du zoo de Touroparc

Les sculpteurs du XIXème siècle ont souvent représenté des tigres, avec plus ou moins de bonheur. Le Tigre dévorant un gavial (crocodile d’Asie) est l’une des premières grands réalisations d’Antoine-Louis Barye et, avec le Lion au serpent, l’une des sculptures qui l’a révélé au public. Valton a modelé un superbe Tigre couché. En revanche, certains autres modèles, même de l’illustre Barye, sont figés et peu réussis.

Tigre couché – Bronze de Valton

Il faut dire que le tigre est un animal difficile à représenter, et je viens d’en faire l’amère expérience. On distingue immédiatement un tigre d’une lionne ou d’une panthère grâce à la couleur de sa robe, mais comment faire en terre ou en bronze, monochromes ? La collerette de poils autour du cou, qui forme des favoris plus ou moins épais et visibles, ne suffit pas. J’en veux pour preuve les nombreuses demandes d’avis que je reçois pour des bronzes anciens présentés comme représentant un tigre alors qu’il s’agit d’une lionne ou d’une panthère, et inversement.

Tigre dévorant un gavial – Bronze de AL Barye

Le tigre est plus long et plus étroit que le lion et la panthère. Les pattes avant et les épaules sont larges et musclées, et forment un contraste assez fort avec l’arrière-train, beaucoup plus léger. Le cou est court, la tête relativement petite. La queue est longue et ne se termine pas par une touffe épaisse de poils comme chez le lion. Certains tigres ont un ventre descendant assez bas tandis que d’autres sont plus sveltes.

Tigre en alerte

Après avoir rapidement réussi mon Tigre se léchant la patte, mes tentatives de remodeler un tigre se sont d’abord soldées par des échecs. J’ai dû me résoudre à détruire un puis deux modèles sur lesquels j’avais passé plusieurs dizaines d’heures car ils ne ressemblaient pas à des tigres. Puis, à force d’acharnement, d’études de la morphologie de ces beau félins, de tentatives, j’ai enfin réussi. C’est vraiment l’animal qui m’aura donné le plus de mal ! Et du coup, pour « exorciser » cette malédiction du tigre, j’en ai modelé plusieurs de différentes sous-espèces, âge et attitude.

Sculpture Damien Colcombet tigre se léchant la patte

Tigre se léchant la patte

Le tigre sautant est un gros spécimen de Sibérie. Il a pris son élan et s’élance, ne touchant le sol que par l’extrémité des pattes arrières, qui vont bientôt s’envoler aussi. Un tigre peut faire un bond de 10 mètres de long et sauter à plus de 4 mètres de haut sans élan.

Tigre de Sibérie sautant

Les deux tigres jouant ne sont plus des petits mais sont quand même encore jeunes. Leur jeu est un exercice physique ou peut-être déjà une lutte amoureuse.

Deux tigres jouant

Le premier tigre, celui qui se lèche la patte, sera visible lors de ma prochaine exposition à la galerie Estades de Toulon, à partir du 28 avril 2018.

Tigresse couchée

LYON : EXPOSITION COLCOMBET A LA GALERIE ESTADES

Vous êtes invités au vernissage de l’exposition de mes bronzes, samedi 25 novembre 2017, à la galerie Estades de Lyon.

Affiche girafe exposition Colcombet Lyon 2017

Du 25 novembre 2017 au 13 janvier 2018, la galerie Estades de Lyon vous convie à une exposition « Colcombet« . Cet événement sera exceptionnel car un nombre record de mes bronzes seront visibles : près d’une cinquantaine, dont évidemment les plus récents et des nouveautés comme par exemple le grand « Buffle d’Afrique de l’Est » (65 cm de long) et bien sûr, tout juste arrivé de la fonderie, « Les girafes au galop » qui font le pendant de « La marche des éléphants« , aujourd’hui épuisé.

 

Je serai présent à la galerie samedi 25 novembre et heureux de vous rencontrer.

 

Galerie Estades – 61 quai Saint-Vincent – 69006 Lyon

Tél : 04 78 28 65 92 – galerie.lyon@estades.com

Lundi : 14h à 19h – Mardi au samedi : 10h à 13h et 14h à 19h

Ouverture exceptionnelle les dimanches 26 nov. et 10 déc.

Tous les renseignements sur www.estades.com

BIENVENUE SUR MON NOUVEAU SITE WEB !

Vous découvrez mon tout nouveau site internet : bienvenue !

Damien Colcombet sculpteur

Mon précédent site m’a apporté beaucoup de joie. Créé en avril 2006, il m’a permis de vous montrer mes créations et mes projets, expliquer mon travail, celui de la fonderie, faire-part de mes plus belles visites de zoos ou de musées, renseigner de nombreux collectionneurs sur la valeur de leur bronzes animaliers anciens et créer une petite communauté d’amateurs puisque vous êtes près de 300 à vous être abonnés à ma « Newsletter ».

Sculpteur Damien Colcombet patinant le bronze

Mais ce site était en réalité un « blog », avec beaucoup d’avantages mais aussi des inconvénients, et il datait de près de 11 ans. J’ai donc souhaité disposer d’une « vitrine » plus agréable à visiter, qui garderait le côté dynamique d’un blog tout en permettant de mieux classer les articles et les créations et surtout, surtout, de voir beaucoup mieux et en plus grande dimensions mes œuvres.

Sculpture en bronze d'un buffle d'Afrique

Grâce au long travail de conception et de réalisation tant artistique que technique de Jean-Sébastien Poli, que je remercie pour son grand savoir-faire, vous pouvez aujourd’hui découvrir mon nouveau site : www.colcombet.com. Les anciennes notes seront peu à peu toutes reprises et j’en publierai régulièrement de nouvelles sur les mêmes sujets qu’auparavant. Et vous pourrez donc redécouvrir ici toutes mes œuvres soit un peu plus d’une centaine (à ce jour, près de 90 ont été reprises sur le site et les dernières le seront bientôt). Les photos sont plus grandes et de bien meilleure qualité.

Sculpture d'un cheval demi-sang attaché

Si vous aimez ce site, mon travail, et si vous n’êtes pas déjà abonnés à la Newsletter, n’hésitez pas à le faire sur la page d’accueil. Vous serez ainsi certain de ne manquer aucun événement.

Creuset contenant du bronze en fusion

N’hésitez pas non plus à me faire part de votre avis et de vos remarques sur ce nouveau site en utilisant le formulaire dans le menu « Contact ».

A bientôt !

Damien Colcombet

Photos : JD Nogier et D.Colcombet

INAUGURATION DES GIRAFES EN BRONZE A LYON

Le 23 septembre 2017, devant plusieurs centaines de personnes enthousiastes, les grandes girafes en bronze ont été dévoilées.

Si l’idée date de 2012, le projet Grandeur Nature Lyon, parrainé par le fonds de dotation Devenir de Jean Brunet-Lecomte, est réellement né il y a quatre ans. Une aventure formidable à laquelle beaucoup d’entre vous ont généreusement participé, permettant un financement des sculptures uniquement grâce aux dons des particuliers et aux entreprises mécènes qui ont apporté leurs compétences ou leur aide financière. La Mairie de Lyon, sans laquelle rien n’aurait été possible, nous a accordé son entier soutien d’un bout à l’autre du projet.

Au moment où je choisissais de quitter le monde de la finance et de me consacrer totalement à l’art en devenant sculpteur professionnel, Grandeur Nature Lyon avait pour objectif de célébrer les grandes et belles girafes du zoo de Lyon, de rappeler que cette beauté naturelle était en danger donc qu’il fallait la préserver, et d’offrir aux Lyonnais une oeuvre d’art figurative en parfait accord avec le cadre classique du magnifique Parc de la Tête d’Or, qui héberge le zoo, gratuit.

Voici donc quelques images de cette belle journée du 23 septembre. Vous en trouverez bien davantage dans l’album photo à droite de cette page ainsi que sur le site de Devenir, qui soutient « ceux qui osent entreprendre« , en France et ailleurs dans le monde : http://www.fonds-devenir.org/

Pierre Abattu et Guillaume Serre (Fonderie Barthélémy Art) scellant les girafes, sous le contrôle de Franck Morisset (Bureau Véritas).

Un dernier petit coup de chiffon…

En attendant le grand jour.

Le 23 septembre, inauguration en présence notamment de M.Alain Giordano, adjoint au Maire de Lyon, et de Madame Brugnera, députée.

Jean Brunet-Lecomte (Président du fonds de dotation Devenir), le sculpteur et Alain Giordano (Adjoint au Maire de Lyon)

Il y avait foule ce jour-là au Parc de la Tête d’Or pour assister à l’événement.

 

L’Association des Commerçants du Parc de la Tête d’Or, qui a offert aux enfants des ballons en forme de girafe, avait demandé à un dessinateur talentueux, Gregdizer, de croquer la scène. 

Avec Jean Brunet-Lecomte (Devenir), nous sommes heureux d’avoir mené à son terme ce beau projet.

NOUVELLE CRÉATION : LE RENARD ET LE POULET (OU LE RENARDEAU)

NOUVELLE CRÉATION : LE RENARD ET LE POULET (OU LE RENARDEAU)

Voici une nouvelle création : « Le renard et le renardeau« , dont il existe une variante, « Le renard et le poulet« .

Le renard est un carnivore de la famille des Canidés et du genre Vulpes. A vrai dire, en langage commun, on utilise « Renard » pour désigner un grand nombre d’animaux ressemblant plus ou moins à notre renard commun mais dont certains appartiennent en fait à d’autres genres, comme l’Urocyon, l’Otocyon, le Dusicyon, etc.

Otocyon (Zoo du Parc de la Tête d’Or – Lyon)

Celui que nous connaissons tous est le renard roux, le plus grand du genre Vulpes ; il est beaucoup plus grand que le fennec, par exemple, qui se caractérise par de très grandes oreilles. Le renard roux mesure environ 70 à 90 cm de long auxquels il faut ajouter une longue queue épaisse de 35 à 50 cm. Il pèse en moyenne 7 à 8 kg, certains individus atteignant les 14 kg.

Photo Marc Sarazin

Jusqu’à la fin du XVIIème siècle, le renard est appelé goupil. C’est le célèbre roman du Moyen-Age où un goupil portant le nom propre de Renart (avec un T) joue des tours à tout le monde y compris au pauvre loup Ysengrin qui passe pour un benêt, qui a provoqué l’intéressant changement de nom. A la campagne, il arrive toutefois que des personnes âgées parle encore du goupil ou du renard-goupil.

Le renard est l’un des mammifères les plus répandus au monde. Il a colonisé tout l’hémisphère nord et s’étend encore. En France, la population dépasse probablement le million d’individus et est en croissance, particulièrement en ville.

Photo Yvette Delpuech

Pour son alimentation, le renard est ce qu’on appelle un opportuniste : s’il apprécie les rongeurs rats, souris, lapins, écureuils, mulots…), il aime aussi les oiseaux, les grenouilles, les gros insectes, les lombrics, certains champignons et le fruits. On connaît d’ailleurs la fable « Le renard et les raisins », mais Jean de La Fontaine a placé cet animal dans bien d’autres fables : le corbeau et le renard, le renard et la cigogne, le renard et le bouc, le renard et le buste, le coq et le renard, les deux rats, le renard et l’œuf, etc.

Plusieurs sculpteurs du XIXème siècle ont réalisé des renards mais c’est sans doute Pierre-Jules Mêne qui a en a fait le plus grand nombre. Ils ne sont pas tous réussis…

Deux renards – Bronze de PJ Mêne

En France, le renard est perçu à la fois comme un animal malin et sympathique, héritage probable du Roman de Renart, soit comme un nuisible détruisant couvées et nichées, se servant dans les poulaillers et porteur de maladies graves comme la rage, la gale, la leptospirose, la tularémie, le méningo-encéphalite à tiques, etc. Tout ceci est exact mais la rage est maintenant éradiquée sur notre territoire grâce à des campagnes de vaccination au moyen d’appâts traités.

A la différence des fennecs, les renards roux sont rarement présentés dans les zoos. Pour ma part, je n’en ai vu qu’au zoo de Tunis mais c’était un peu triste…

Renards roux au zoo de Tunis

L’aspect sympathique du renard vient de son museau fin, de sa gueule largement fendue, de ses oreilles pointues et de ses yeux en amande. Son épaisse queue lui donne en plus une allure élégante. C’est tout ceci que j’ai essayé de représenter dans ce renard qui se penche, intrigué, soit vers son renardeau, soit vers un poulet rôti qu’il compte certainement emporter sans délai.

Cette petite pièce d’environ 22 cm de long (Photos JD Nogier) sera visible à la galerie Estades de Lyon lors de la prochaine exposition (vernissage le 25 novembre 2017).