NOUVELLE CRÉATION : LE GORILLE A LA POMME

Plus de 6 ans après la création de « Platon, gorille des plaines de l’Ouest« , qui a vite été épuisé, je me suis à nouveau penché sur cette étrange créature fort peu sculptée par les artistes du XIXème siècle, à l’exception notable d’Emmanuel Frémiet qui réalisa un « Gorille enlevant une négresse« . Cette scène fit d’ailleurs grand bruit, comme on peut le lire dans cette note :  http://www.damiencolcombet.com/archive/2012/04/04/la-vie-…

A la différence de Platon, ce gorille est à quatre pattes et a trouvé un fruit. Il l’examine attentivement, probablement avant de le croquer. C’est une scène comme on peut en voir souvent dans les zoos qui hébergent ces grands primates : Bâle, Jersey, Lisbonne et bien d’autres dont, entre Lyon et Saint-Etienne, l’espace zoologique de Saint-Martin-La-Plaine d’où viennent les photos ci-dessous.

Il existe plusieurs sous-espèces de gorilles : celle des plaines de l’Ouest (Gorilla gorilla gorilla), celle des plaines de l’Est (Gorilla gorilla graueri) et celle des Montagnes (Gorilla gorilla beringei). La dernière est probablement la plus connue car elle a été popularisée par divers films et documentaires (Gorilles dans la brume et autres reportages sur le Rwanda) : c’est la plus velue, au crâne assez plat. Au contraire, chez les gorilles des plaines, la face est surmontée d’un cimier, sorte de cône de haute taille.

Les gorilles ont de petites oreilles (à la différence des chimpanzés), une importante arcade sourcilière qui cache presque complètement deux petits yeux profondément enfoncés, et de longs bras d’une impressionnante puissance. Les jambes sont plutôt courtes et le ventre est proéminent.

Les grands mâles ont le dos très large, ensellé (creux) et gris. C’est pourquoi on les appelle des « dos argentés ». Sur les membres, les poils sont très abondants et longs, descendant jusqu’aux mains. Lorsqu’ils se déplacent à terre, les gorilles posent à plat leurs pieds (qui possèdent un pouce opposable qui les fait ressembler à des mains) à plat mais posent les mains sur les dernières phalanges de leurs doigts.

Les gorilles n’ont guère de fesses, puisque celles-ci servent essentiellement à la marche verticale, mais d’importants muscles sur le bas du dos, au niveau des reins. Les plus gros gorilles (G.g. graueri) mesurent en moyenne 1,75 cm de long et peuvent peser plus de 160 kg.

Les gorilles construisent dans les arbres de vastes nids, où ils ne séjournent pourtant pas longtemps, se déplaçant constamment d’une région à l’autre. Les grands mâles dorment généralement à terre, le dos appuyé à un arbre. Hormis l’Homme, les grands gorilles ne craignent pas grand chose. Les plus jeunes peuvent être victimes des léopards. Malgré des canines très développées, les gorilles sont végétariens.

Dimensions : 26 cm de long x 18 cm de haut x 12 cm de profondeur.

DISPOSITIONS FISCALES : DES ŒUVRES D’ART PAS SI CHÈRES !

La question m’ayant été posée plusieurs fois, voici un petit rappel d’un dispositif fiscal particulièrement intéressant pour les entreprises qui souhaitent acquérir des oeuvres originales d’artistes vivants.

L’art. 238 bis AB du Code général des Impôts, issu de l’art. 7 de la loi du 23 juillet 1987, prévoit que les les entreprises faisant l’acquisition d’oeuvres d’art originales d’artistes vivants peuvent déduire de leur résultat fiscal une somme égale au prix d’acquisition des oeuvres concernées, dans la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires.

Cette déduction est étalée sur 5 ans, par fractions égales, et est soumise à une seule condition : que l’oeuvre soit accessible au public. Pour les oeuvres inférieures à 5000 Euros, il est admis qu’elle soit simplement accessible aux clients et/ou aux salariés de l’entreprise, à l’exclusion des bureaux personnels.

Exemple : une entreprise réalisant 800 000 € de chiffre d’affaires et faisant l’acquisition d’une oeuvre originale d’un artiste vivant (par exemple un bronze animalier…) d’une valeur de 5000 € pourra déduire de son résultat fiscal 800 000 € x 5 pour mille soit 4000 €, étalés sur 5 ans (800 € par an).

L’oeuvre reste bien la propriété de l’entreprise.

Rappelons que les bronzes dont l’édition est limitée à 12 exemplaires sont des oeuvres originales, à la différence des exemplaires multiples.

LE FILM « LA VACHE LAITIÈRE »

Combien de fois ai-je entendu ces questions :

Travaillez-vous avec des photos ?

Depuis quand faites-vous cela ?

Où trouvez-vous vos modèles ?

Combien de temps mettez-vous pour modeler un animal ?

Comment passe-t-on de la terre au bronze ?

Que veut dire « fonte à la cire perdue » ?

et tant d’autres ?

Si vous aussi, vous vous posez ces questions, vous aurez toutes les réponses en regardant le petit film visible avec le lien internet ci-dessous :

http://vimeo.com/33449856

Il a été réalisé par Monsieur Jean-Dominique NOGIER, qui a passé plusieurs heures dans mon atelier et s’est rendu à la fonderie Barthélémy Art à Crest, que je remercie de sa collaboration.

Le film dure environ 25 minutes.