NOUVELLE CRÉATION : LES ORQUES

Voici une nouvelle création, encore en terre (peinte) : un groupe de 5 orques. Après le cachalot, la baleine bleue, trois petits narvals – que je ne mettrai sur mon site qu’une fois fondus en bronze – je continue ainsi à explorer le fascinant univers des mammifères marins.

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Probablement monté ainsi, le groupe des Orques devrait mesurer environ 85 cm de long.

L’orque (Orcinus orca) est un Odontocète, autrement dit un cétacé à dents (la baleine bleue est un cétacé à fanons), comme les globicéphales, cachalots, narvals, dauphins, bélugas et marsouins. C’est un très gros animal, dont la silhouette noire et blanche est bien connue de tous. Un grand mâle peut mesurer plus de 9 mètres de long et atteindre 10 tonnes. Les femelles sont plus petites. La différence la plus nette entre les deux sexes se situe sur la nageoire dorsale : relativement courte et arrondie chez la femelle, elle est très haute (jusqu’à 2 mètres), fine et droite chez le mâle. L’autre nom de l’orque, « Epaulard« , vient d’ailleurs du vieux français espaart qui a donné les mots épée ou encore espar (élément de gréement long et rigide).

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Modèle du grand mâle, encore en terre (long. : env. 33 cm)

L’orque a un corps apparemment massif et c’est d’abord ainsi que je l’ai modelé mais je ne parvenais pas à rendre la puissance de l’animal. Après quelques recherches et analyse de photos prises au Marineland d’Antibes, j’ai constaté qu’en fait, l’orque mâle était longue et effilée, et que sa tête était de petite taille. En la modelant, j’avais d’ailleurs le sentiment de travailler sur le bout du fuselage d’un avion, au niveau du cockpit. Le sommet du crâne des épaulards est arrondi, formant ce que l’on appelle un melon nécessaire à l’écholocation, que les Odontocètes maîtrisent parfaitement, comme les chauve-souris, les chouettes et hiboux et certaines musaraignes. Il y a bien sûr des différences de profil entre les orques, certains individus ayant une bosse très marquée, d’autres moins. Chez le beluga, cette petite baleine blanche, le melon est très proéminent

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Orques au Marineland d’Antibes. A gauche, un mâle et à droite une femelle.

Chez tous les mammifères marins, la queue est horizontale alors que chez la plupart des poissons (ne parlons pas ici des poissons plats), notamment les requins, elle est verticale. La nageoire dorsale de l’orque est située à peu près au milieu du corps. Les nageoires pectorales sont longues et surtout très larges, formant de larges « battoirs ». Les taches blanches se situent tout le long du ventre, sous la queue et derrière l’œil. Une tâche grise en forme de selle, plus ou moins visible selon les individus et aux contours un peu flous, se situe juste derrière la nageoire dorsale.

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Orque au Marineland d’Antibes

On ne connaît pas bien la population totale des orques, qui ne sont pas inscrites sur la liste des espèces en danger. On évoque le chiffre de près de 100 000 individus, répartis en groupes bien identifiés et  souvent sédentaires. Les orques peuvent voyager sur toutes les mers du globe – on en a vu récemment dans le détroit de Gibraltar – mais elles se situent généralement dans les mers froides. Elles y trouvent leurs proies, très variées : poissons, phoques et otaries mais aussi manchots, requins, baleines… Parmi les nombreuses vidéos montrant la rencontre, plus ou moins agressive, entre des orques et des baleines : https://www.nationalgeographic.fr/animaux/video-un-groupe-dorques-attaque-une-baleine-bleue

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Modèle d’une femelle, encore en terre.

Début 2019, un petit groupe d’orques s’est attaqué à une baleine de près de 20 mètres de long et est parvenue à la tuer. Une cinquantaine d’épaulards ont participé au festin. Les scientifiques s’étonnent de la parfaite coordination entre les orques lorsqu’il s’agit de cerner, diviser puis attaquer un banc de poissons. En dehors de l’Homme, qui ne le chasse plus depuis bien longtemps, l’orque n’a pas de prédateur.

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Petit montage de mes cinq orques en terre (et en mer !)

A l’état sauvage, les orques, très curieuses, s’approchent assez facilement de l’Homme et de ses embarcations. Voici une vidéo stupéfiante où l’on mesure la vitesse que peut atteindre une orque : https://www.youtube.com/watch?v=x8JsWiGx50M

Mon groupe d’orque est formé d’un grand mâle, de deux femelles adultes et de deux jeunes dont un mâle. Pour vérifier l’exactitude anatomique de mes animaux, je les ai peints alors qu’ils sont encore en terre. Je ne sais pas encore ce qu’il sera possible et souhaitable de faire sur le bronze : patine colorée comme ici ou patine noire ? A voir…

Sculpture-bronze-Colcombet-orque-épaulard

NOUVELLE CRÉATION : LA BALEINE BLEUE

Dix-huit mois après le cachalot, dont la création m’a procuré beaucoup de plaisir, voici un nouveau mammifère marin, encore en terre : la baleine bleue (long. : env. 55 cm).

Bronze sculpture Colcombet baleine bleue rorqual

Tout le monde ou presque connaît ce gigantesque animal, mais peu en ont vu réellement. Des livres d’enfants aux jeux de famille, des puzzle aux gravures anciennes, des ouvrages de Buffon aux beaux livres sur la faune, on ne peut compter les illustrations et photos de la baleine bleue, qui fascine par sa taille, sa forme et son aspect rassurant. Mais il faut reconnaître que les dessins sont parfois assez fantaisistes, avec très classiquement une baleine flottant sur l’eau, montrant ses fanons dans un étrange sourire et crachant un jet d’eau au dessus de sa tête !

Rappelons donc ici quelques notions élémentaires : la baleine bleue n’est pas un poisson mais fait partie de la famille des mammifères, animaux à sang chaud qui respirent en surface et allaitent leurs petits. Son ordre est celui des Cétacés, au sein duquel on distingue les Odontocètes, qui possèdent des dents (cachalots, orques, dauphins, marsouins, bélugas…) et les Mysticètes, dont la bouche est garnie de fanons qui jouent le rôle de filtres (baleines bleue, baleine franche, baleine à bosse, etc.).

Bronze sculpture Colcombet baleine bleue rorqual

Reconstitution grandeur nature d’une baleine bleue dans un hall de l’American Museum of Natural History.

L’autre nom de la baleine bleue est Rorqual bleu et on entend parfois aussi le nom de grand rorqual. On compte une quinzaine d’espèces parmi les Mysticètes dont les quatre baleines franches, la baleine à bosse bien connue pour ses grandes nageoires pectorales et ses sauts impressionnants hors de l’eau, sept espèces de rorqual, la baleine grise et la rarissime baleine pygmée, qui mesure 7 mètres de long.

Une baleine bleue adulte peut dépasser 30 mètres de long et 170 tonnes. Notons qu’il est difficile d’obtenir les mensurations exactes d’un tel animal ; celles que l’on connaît ont été relevées sur des animaux échoués ou pêchés : leur poids est soit une évaluation, soit une reconstitution à partir de différents morceaux de la baleine.

Bronze sculpture Colcombet baleine bleue rorqual

Squelettes de cétacés au Muséum d’histoire naturelle de Paris

A la différence du cachalot, la baleine bleue ne plonge pas très profondément, ce qui explique probablement sa vue faible. Propulsée par une queue puissante, la baleine bleue nage à environ 20 km/h mais peut accélérer jusqu’à 50 km/h. Son corps est long, effilé, sa tête est importante, occupant un bon quart de l’animal. Au sommet du crâne, un peu en avant des yeux, les narines forment un évent par lequel l’animal respire bruyamment en surface. Le jet de vapeur qui s’échappe lorsqu’il remonte de plongée peut mesurer plus de 10 m de haut. Avant de replonger, l’animal gonfle ses poumons et referme son évent pour éviter l’entrée de l’eau.

Bronze sculpture Colcombet baleine bleue rorqual

On peut s’étonner qu’en un bref passage en surface, la baleine parvienne à évacuer l’air vicié et aspirer les 5 000 litres d’air que peuvent contenir ses poumons. En réalité, ce géant des mers fait surface 10 à 20 fois de suite avant de plonger pour une durée de 10 à 15 minutes. Au moment de s’enfoncer dans les flots, elle arrondit son dos, laissant voir la petite nageoire dorsale et souvent la queue en entier, à la différence du rorqual commun qui ne la sort que très rarement.

Bronze sculpture Colcombet baleine bleue rorqual

Avant la pêche industrielle (jusqu’à 30 000 baleines pêchées pour la seule année 1930), la population des baleines bleues étaient considérable dans toutes les mers du monde. La population la plus importante se situait dans l’Atlantique et comptait entre 200 000 et 300 000 animaux !

Bronze sculpture Colcombet baleine bleue rorqual

Les baleines à fanons se nourrissent de planctons et petits poissons mais surtout de krill, crustacés de quelques centimètres proches des crevettes et qui se rassemblent en bancs de plusieurs kilomètres de long. La baleine ouvre son immense gueule et enfourne le krill et l’eau où il baigne, puis elle referme en partie la gueule et expulse l’eau, ses proies étant retenues par les fanons qui jouent donc le rôle de passoire. La baleine engloutit une telle quantité d’eau et de krill que sa gorge se déforme et enfle de façon grotesque, comme un gigantesque ballon, grâce aux plis que l’on voit sous la tête.

Voici une vidéo très éloquente : https://www.youtube.com/watch?v=-TRwh0vPquU

La baleine bleue bat des records en tous genres : sa langue pèse près de trois tonnes, son cœur 600 kg, son foie une tonne, son volume de sang est de 10 000 litres.

Hélas, je n’ai jamais eu l’occasion de voir de baleine bleue mais au Québec, près de Tadoussac, outre des petits rorquals et des bélugas, j’ai pu observer des rorquals communs, d’une taille déjà respectable puisqu’ils mesurent une vingtaine de mètres.

Bronze sculpture Colcombet baleine bleue rorqual

Rorqual commun – Tadoussac (Québec)

Quelle émotion, en scrutant la mer de la côte, d’apercevoir les jets de vapeur ! Et lorsqu’un rorqual nage sous le zodiac, pourtant grand, où l’on se trouve, on a l’impression de voir un avion passer sous ses pieds !

Bronze sculpture Colcombet baleine bleue rorqual

Rorqual commun – Tadoussac (Québec)

Ma baleine bleue est proportionnée avec le cachalot. Et je crois que je vais continuer quelques temps à explorer le monde marin…

Bronze sculpture Colcombet baleine bleue rorqual

Sculpture bronze Colcombet cachalots

NOUVELLE CRÉATION : DEUX RHINOCÉROS NOIRS AU TROT

Il y a quelques jours, je montrais sur ce site un rhinocéros noir femelle au trot. Elle est maintenant suivi du mâle, dont on devine qu’il est un peu pressant. Ces deux animaux sont encore en terre et devraient être édités en bronze en mai. Ils seront soudés sur un socle d’environ 100 cm de long puisqu’ils ont deux pieds en l’air et ne peuvent tenir debout ainsi.

Bronze sculpture Colcombet rhinocéros noir

Il existe cinq espèces de rhinocéros. Les plus connus sont le rhinocéros indien, qui porte une seule corne et dont la peau ressemble à une épaisse armure formée de plusieurs plaques, le rhinocéros blanc, qui vit en Afrique, porte deux cornes et est le plus grand de tous, et enfin le rhinocéros noir, qui a également deux cornes, vit en Afrique et dont la taille est inférieure à celle du rhino blanc. Les rhinocéros de Java (1 corne) et de Sumatra (2 cornes) sont rarissimes : on en compte quelques dizaines seulement dans la nature. La sous-espèce du Rhinocéros blanc du Nord est au bord de l’extinction puisque depuis la mort du mâle « Sudan » en 2018, il ne reste que deux femelles, fille et petite-fille de Sudan.

Rhinocéros indien zoo de Planckendael

Rhinocéros indien – Zoo de Planckendael (Belgique) – Photo DC

Dans les zoos, la plupart des rhinocéros sont des rhinos blancs, impressionnants par leur taille mais plus dociles. Dans quelques zoos, comme à Lisbonne ou au CERZA près de Lisieux, on peut voir plusieurs rhinocéros indiens. Les rhinos noirs sont beaucoup plus rares, sans doute à cause de leur caractère difficile. On peut en observer notamment au Bioparc de Doué-La-Fontaine ou au zoo de la Teste-de-Buch près d’Arcachon où un petit est né fin 2019.

Rhinocéros blancs zoo de Pairi Daiza

Rhinocéros blancs – Pairi daiza (Belgique) – Photo DC

Le rhinocéros noir (Diceros bicornis) adulte mesure environ 3 m de long,1,60 m au garrot et pèse à peu près 1,5 tonne alors que le rhino blanc peut atteindre 4 m de long, 2 m au garrot et jusqu’à 4 tonnes. On dit que les noms noir et blanc ne font pas référence à la couleur de la peau de ces mammifères, qui prend la teinte de la terre où ils vivent, mais que le mot blanc (white) est dérivé de « wide » (large), pour décrire la forme de la bouche du plus grand des rhinos. Toutefois, je suis un peu sceptique sur cette appellation officielle car alors comment expliquer que « noir » (black ») soit si éloigné des mots anglais pointu ou étroit qui caractériserait la forme de la lèvre supérieure du rhino noir ? Et on sait que la robe des rhinos blancs est généralement plus claire que celle des noirs. Quoiqu’il en soit, la forme de leur bouche est liée à leur alimentation : herbe pour le blanc, feuillages pour le noir.

Bronze sculpture Colcombet rhinocéros noirRhino noir femelle – Modèle en terre

Bien que simplement faite de kératine, les cornes des rhinos, on le sait, ont toujours étonné et fasciné le hommes. Pline raconte que dans les arènes romaines, on les faisait combattre des éléphants et qu’ils essayaient d’éventrer ces derniers avec leur appendice nasal. Les Asiatiques sculptaient avec beaucoup d’habileté des coupes dites « libatoires » en corne de rhino ; elles auraient pour vertu de détecter immédiatement le poison en provoquant une réaction physique du liquide infecté. Tant que les armes et pièges étaient rudimentaires, la population des rhinocéros ne souffraient pas trop des chasses et captures. En 1800, on comptait environ 1 million de rhinocéros à l’état sauvage. Chasseurs ou explorateurs, les occidentaux voyageant au début du XXème siècle dans la brousse africaine racontaient que chaque jour ou presque, ils rencontraient un ou plusieurs rhinocéros et que ceux étaient craints car ils chargeaient aveuglément les colonnes de porteurs, semant une belle panique.

Bronze sculpture Colcombet rhinocéros noir

Avec la multiplication des armes modernes, du braconnage, des guerres, des véhicules puissants, la population des rhinos s’est effondrée. En Afrique, on estime qu’il reste environ 18 000 rhinos blancs mais moins de 4000 rhinos noirs. L’Afrique du Sud et la Namibie, pourtant tant critiquées pour l’autorisation de la chasse, réussissent à reconstituer des populations intéressantes de ces animaux, grâce justement aux moyens financiers des chasseurs. Un rhinocéros du zoo de Thoiry a même été tué par des trafiquants et sa corne coupée et volée. Les records de longueur pour les cornes des espèces africaines sont (courbure extérieure) de 1,22 m pour le rhino noir (Tanzanie – 1937) et 1,59 m pour le rhino blanc (Afrique du Sud – 1898). Celle visible ci-dessous sur ce rhino blanc est étonnante :

Rhinocéros blanc Afrique P.Blouch

Rhinocéros blanc – Hluhluwe-Umfolozi Parc (Afrique du Sud) – Photo Pierre Blouch

Comme les éléphants, les rhinos voient très mal, entendent correctement et ont un odorat très fin. Cela explique leurs charges parfois mal dirigées. Le rhino noir semble plus fin, plus alerte que le rhino blanc mais en réalité, tous les rhinos sont vifs et dotés d’une musculature très puissante et sont capables aussi bien de galoper à 50 km/h que de faire des brutaux crochets dans leur course. Leurs coups de corne peuvent également être soudains et violents, comme on le voit ici :

https://www.youtube.com/watch?v=OZdLdz1ok0k

En avril 2019, j’ai eu la chance d’observer dans le Parc national d’Etosha en Namibie un imposant rhino noir traversant la route devant notre véhicule et un rhino blanc, beaucoup moins actif puisqu’il était profondément endormi sous un arbre en attendant que les éléphants libèrent l’accès à un abreuvoir ! On peut également voir des rhinocéros dans des réserves namibiennes privées.

Rhino blanc Namibie

Rhinocéros blanc – Réserve privée (Namibie) – Photo DC

Même s’il arrive qu’ils forment de petits troupeaux, les rhinocéros sont généralement solitaires. Lorsqu’un mâle rencontre une femelle en chaleur, les deux animaux se poursuivent – ce que j’ai représenté avec cette sculpture – et esquissent même des combats. L’accouplement est laborieux et acrobatique étant donné la masse et le volume des protagonistes mais il peut durer une heure et se renouveler plusieurs fois par jour. Après une gestation d’environ 16 mois, un petit naît. Il suivra sa mère pendant environ 2 ans.

Voici un petit montage amusant de mes deux rhinos sur fond de brousse namibienne :

Bronze sculpture Colcombet rhinocéros noir

Vœux, nouvelle création, encore quelques jours à Bruxelles, bilan de 2019, etc…

BONNE ANNÉE 2020 !

En ces premiers jours de janvier, je vous présente tous mes vœux pour une excellente année 2020, pleine de joies en particulier artistiques. Je vous souhaite de vous promener dans la campagne, de vous émerveiller devant la Nature, de visiter beaucoup de musées et de galeries, d’enrichir votre collection d’œuvres d’art, de découvrir de nouveaux artistes, contemporains ou disparus, de fréquenter les zoos et les salles des ventes et bien sûr de rester fidèle au lien que s’efforce de créer la Lettre d’information  à laquelle vous pouvez vous abonner sur la page d’accueil de mon site.

Damien Colcombet sculpteur bronzes animaliers

Photo Diane Vo Ngoc

Pour ma part, en réponse à de nombreuses de demandes, je tâcherai de communiquer avec vous un peu plus régulièrement et en particulier de publier à nouveau des notes sur les livres sur l’art, la nature ou encore des avis sur des bronzes anciens, ce que l’on me réclame souvent.

En 2020 comme les années passées, j’espère pouvoir continuer à créer une dizaine de nouveaux modèles, pourquoi pas quelques-uns d’assez grande taille, sur des thèmes déjà explorés ou bien nouveaux. Les idée ne me manquent pas ! D’ici fin février, je devrais pouvoir vous montrer l’édition en bronze des bisons d’Amérique au galop. Et bien sûr, chaque mois, je me rendrai à la fonderie Barthélémy Art (Drôme) pour retoucher moi-même chacune de mes cires et chacun de mes bronzes.

Bronze Colcombet fonte ciselure

Une exposition à la galerie Estades de Lyon est prévue fin 2020.

 

ENCORE QUELQUES JOURS D’EXPOSITION A BRUXELLES

L’exposition « The wild ones – 5 sculpteurs : la passion d’une vie » qui se tient actuellement à la galerie Couck à Bruxelles est un succès. De nombreuses œuvres ont rejoint des collections privées. Il reste encore quelques jours (jusqu’au 12 janvier) pour voir les sculptures de Michel Bassompierre, d’Isabelle Brizzi, d’Isabelle Carabantes, de Chantal Porras et les miennes, ainsi que les étonnantes œuvres du peintre Xiao Xia.

Bronzes Colcombet exposition Couck Art

La galerie Couck Art (https://couckart.be/) est installée dans le très chic quartier du Sablon à Bruxelles, à l’angle des rues Van Moer et Allard. Elle est ouverte tous les jours du mardi au dimanche inclus.

 

NOUVELLE CRÉATION : LE GRAND OURS POLAIRE

Je porterai à la fonderie la semaine prochaine une nouvelle création : un ours polaire. Il est visiblement en mouvement : se dresse-t-il sur ses postérieurs ? Va-t-il au contraire retomber de tout son poids sur ses antérieurs ? Est-il en train de charger ? Chacun imaginera ce qu’il voudra.

Sculpture bronze Colcombet ours blanc polaire

L’ours polaire (Ursus maritimus) est l’un des plus grands carnivores terrestres. Originaire de l’Arctique (curieusement, il n’y en a pas au Pôle Sud de même qu’il n’y a pas de manchot au Pôle Nord), ce géant peut atteindre 800 kg et 3 m de long. Le record est de plus de 1,1 tonne. Tout le monde connaît sa silhouette plus effilée que celle de l’ours brun. Son cou est en effet plus long, son museau plus proéminent et il n’a pour ainsi dire pas de front. Ses pattes, munies de griffes redoutables, sont très grandes. Sous sa fourrure, qui varie du blanc pur au jaune sale, sa peau est noire. La population d’ours polaires est estimée à 20 000 – 25 000 individus. On observe certains animaux issus du croisement entre ours polaire et grizzli. Leur fourrure est très claire. Ils sont appelés localement Grolar ou Pizzli, mélange des termes Polar bear et Grizzli.

Mon modèle (hauteur : 25 cm) est un grand mâle, puissamment armé de grandes griffes, un peu efflanqué comme ceux qui sortent de l’eau, ce qui permet, en jouant avec les plis de la peau et les arêtes de certains os, de lui donner plus de « personnalité » que s’il s’agissait d’un animal tout rond.

Ours polaire zoo de Stuttgart

Ours polaire du zoo de Stuttgart

Retrouvez ici d’autres photos : http://colcombet.com/project/grand-ours-polaire-projet/

Pour voir une scène saisissante de chasse au phoque par un ours, regardez : https://www.youtube.com/watch?v=8_kwqe9V6RY&vl=fr

DES DIZAINES D’AVIS SUR DES BRONZES ANCIENS

Depuis des années, je propose de donner gracieusement mon avis sur vos bronzes animaliers anciens et leur valeur. Je réponds à toutes les demandes à condition que l’on m’envoie les dimensions exactes de l’oeuvre ainsi que de bonnes photos de l’ensemble de la sculpture, de l’éventuelle marque du sculpteur et du fondeur et surtout le dessous du socle, véritable carte d’identité d’un bronze. Ainsi, en 2019, j’ai répondu à plus de 80 demandes. On m’a envoyé beaucoup de photos de modèles de Barye, Mêne, Delabrierre, Frémiet, Moigniez, Cartier mais aussi quelques Isidore Bonheur, Fratin, d’Illiers, Le Faguays, Troubetzkoï, Comolera, Vidal, etc.

Damien Colcombet avis bronze ancien

Examen d'un modèle rare de A.-L. Barye : "L'hémione"

Beaucoup de modèles qui m’ont été soumis n’avaient hélas pas une grande valeur car il s’agissait souvent de fontes tardives, de copies ou surmoulages ou bien de bronzes non signés et non attribuables à un grand sculpteur. Lorsqu’on demande un avis sur une oeuvre, il faut s’attendre au risque d’être fort déçu, d’autant plus que la valeur des bronzes anciens a fortement baissé ces quinze dernières années, tout comme celle des meubles anciens, argenterie, etc.. Je conseille toujours néanmoins de montrer le bronze à un commissaire-priseur afin de confronter mon avis au sien. Il est rare que nos opinions divergent.

Il est important de savoir que la signature apparaissant sur l’oeuvre n’est pas un gage d’authenticité. On m’a montré une oeuvre toute récente (peut-être sortait-elle tout juste du four… !) représentant un visage et portant le nom d’un grand sculpteur animalier XIXème. Evidemment, cette signature a été apposée là pour tromper.

Bronze faux Barye

Un bronze tout à fait contemporain portant une signature A.Barye !

De même, on trouve aujourd’hui sur le marché un grand nombre de rééditions, assez bien faites pour leurrer un amateur peu méfiant, et qui portent des noms prestigieux comme Pompon, Bugatti, Godchaux, etc. Pourquoi ne pas les acheter comme objet de décoration mais il faut savoir que leur valeur est faible et qu’il sera bien difficile de les revendre un jour sans faire une importante moins-value.

Heureusement, j’ai eu le plaisir de recevoir aussi des photos de très belles œuvres, incontestablement anciennes, très bien ciselées et à la patine impeccable, portant la marque de grands sculpteurs. Parfois, la marque d’un très bon fondeur était passée inaperçue – elles peuvent être extrêmement discrètes – et ce fut une bonne surprise de la trouver cachée dans un creux, sous le socle ou ailleurs.

Bronze Colcombet cheval Isidore Bonheur Peyrol

Superbe étalon par Isidore Bonheur - fonte ancienne de Peyrol

Pour avoir un avis, envoyez-moi tout les éléments ci-dessus mentionnés à colcombetdamien@gmail.com

UN ARTICLE TRIMESTRIEL DANS « CHASSES INTERNATIONALES »

Cette année encore, je continuerai mon partenariat avec la belle revue trimestrielle « Chasses Internationales », où j’écris deux pages consacrées à une oeuvre ou à un artiste. Après « La Croix du veneur » de Le Duc, le poney portant un cerf de I.Bonheur, les cerfs de A.-L. Barye, les éléphants de R.Godchaux, le portrait de J.Oberthür, retrouvez ici mon dernier article, qui évoque Armand Petersen : http://colcombet.com/12004-2/

Bronze Petersen rhinocéros

Rhinocéros noir - Bronze - Armand Petersen
NOUVELLE CRÉATION : LE BISON D’AMÉRIQUE AU GALOP

NOUVELLE CRÉATION : LE BISON D’AMÉRIQUE AU GALOP

Voici un sujet que je n’avais pas travaillé depuis 13 ans : le bison. C’est en effet de 2006 que datent mes deux bisons d’Amérique, premier modèle que j’ai osé présenter à Michel Estades et qui nous a permis de commencer ensemble une longue aventure.

Sculpture en bronze de deux bisons

Ce nouveau bison, toujours de l’espèce américaine, est plus petit mais en mouvement. Pour évoquer ce mammifère, je reprends ici, en la mettant à jour, une partie de ma note publiée en novembre 2006.

Bronze Colcombet Bison d'Amérique

Il existe trois espèces de bisons, ou plus précisément, une espèce européenne (Bison bonasus), que l’on ne retrouve plus guère qu’en Russie et dans quelques rares zoos, et une espèce américaine (Bison bison) avec deux sous-espèces : bison des bois et bison des plaines, ce dernier faisant l’objet d’élevages notamment dans le Limousin.

Bronze Colcombet bison d'Europe

Bronze Colcombet bison d'Europe

Bisons d’Europe

Le bison américain a un arrière-train assez fin et plongeant, alors que celui d’Europe est plus rectangulaire, si l’on peut dire.

Bronze Colcombet bison d'Amérique

Bison d’Amérique (pelage d’hiver)

Le bison d’Amérique est un bel animal, de 500 kg à 600 kg pour les femelles et 700 à 1 000 kg pour les mâles. Il mesure jusqu’à 3,50 mètres de long pour environ 2 mètres de haut, au niveau de la « bosse » qu’il a sur le dos. Le squelette du bison présente en effet une sorte de crête osseuse, dont le point culminant est un peu en avant des pattes antérieures.

Bronze Colcombet bison d'Amérique

Bison d’Amérique

Les bisons que j’ai vus au Québec étaient impressionnants à divers titres :  l’extraordinaire volume de leur tête, en réalité « gonflée » par une crinière très épaisse, l’importance de cette crinière de poils épais, laineux, qui s’arrête brutalement au milieu du dos pour laisser place à des poils ras, le décalage entre un avant-train massif, lourd, et un arrière-train léger, proche de celui d’une grande antilope. Et aussi l’importance du corps proprement dit par rapport aux pattes, assez courtes.

Bronze Colcombet bison d'Amérique

Bison d’Amérique

Lorsque les Indiens étaient les seuls à les chasser, les bisons étaient nombreux : environ 70 millions en Amérique du Nord. Pour la viande, le plaisir et pour affamer les Indiens, les colons américains les ont chassés à outrance, conduisant l’espèce à la quasi-disparition puisqu’il n’en restaient plus qu’un millier avant qu’ils ne soient protégés. Des photos de l’époque montrent des montagnes de crânes de bison de 5 à 6 mètres de haut, destinés à la fabrication de l’engrais !

Bronze Colcombet bison crânes de bisons

Montagne de crânes de bison dans les années 1870 aux Etats-Unis

On compte aujourd’hui environ 30 000 bisons de plaine, mais encore très très peu de bisons des bois de pure race (quelques centaines).

Mon bison au galop est un modèle de petite taille puisqu’il ne mesure que 13 cm de haut (et encore, la terre n’est pas tout à fait sèche et son volume diminue en séchant). Je souhaitais travailler ce modèle afin de ma réapproprier la morphologie des bisons en vue d’une plus grande scène à venir. Edition en bronze pour la fin de l’année 2019.

Bronze Colcombet bison d'Amérique

Bison d’Amérique

NOUVELLES CRÉATIONS : SANGLIERS ET GNOU

Voici trois  nouvelles créations, qui ont un lien avec de précédentes sculptures.

Le gnou, tout d’abord, s’inscrit dans la série des grands ongulés africains déjà réalisés : oryx et grand koudou.

Sculpture Damien Colcombet gnou bleu

Gnou bleu (projet en terre) – Env. 30 cm de long x 19 cm de haut

Il s’agit ici d’un gnou bleu (dit aussi à queue noire), l’espèce la plus connue, celle que l’on voit en immenses troupeaux au Kenya et en Tanzanie, en particulier lors des fameuses migrations durant lesquels ces herbivores doivent traverser la rivière Mara où les attendent des crocodiles. L’autre espèce est le gnou noir ou gnou à queue blanche, dont les cornes repartent franchement vers l’avant et qui porte une crinière droite comme celle d’un zèbre ainsi qu’une curieuse touffe de poils raides sur le museau. Le gnou noir vit dans le sud de l’Afrique.

Bronze Colcombet gnou bleu

Gnou bleu, dit aussi à queue noire

Bronze Colcombet gnou noir à queue blanche

Gnou noir, dit aussi à queue blanche (zoo de Cordoue)

Les gnous réalisés par Barye, qu’ils soient seuls, montés par un singe ou étouffés par un python, sont tous des gnous noirs ; c’est probablement cette espèce qui vivait alors à la Ménagerie du Jardin des Plantes ou au Jardin d’acclimatation.

Bronze gnou Barye

Gnou, par Antoine-Louis Barye (1795-1875)

Le gnou bleu est un curieux animal, mélange en plus léger de buffle et de cheval, mesurant au garrot de 1 m à 1,50 m et pouvant peser jusqu’à 270 kg. Les éléments caractéristiques de ce mammifère herbivore sont une silhouette oblique, le garrot étant plus haut que la croupe, une tête bizarre, disproportionnée, convexe, terminée par un mufle énorme et plat, un cou presque de la même largeur que la tête, une crinière aux poils longs, des membres fins. Le gnou est capable de marcher ou galoper longtemps. Lorsqu’il est excité, il cabriole, saute à pieds joints, rue de façon surprenante. Il lui arrive de se mettre à genoux pour brouter ou se battre. Le gnou semble être la proie de prédilection des lions et hyènes.

Retrouvez ici d’autres photos de ce gnou : http://colcombet.com/project/le-gnou-bleu-projet/

Autres créations : les sangliers, dont l’idée m’est venue lors de la réalisation du cochon domestique, le verrat.

Sculpture Colcombet sanglier mâle et laie

Grand vieux sanglier mâle et laie (projet en terre) – Environ 20 cm de long x 12 cm de haut.

Les scientifiques expliquent que le porc est une de la quinzaine de sous-espèce du sanglier (Sus scrofa). Le sanglier adulte que l’on rencontre en France est massif, trapu, avec un corps mesurant environ 1m50 de long pour un poids pouvant dépasser 100 kg. De très gros animaux atteignent 150 kg. La tête est conique, son chanfrein est droit alors qu’il est concave chez son cousin domestique. Les sangliers possèdent un pelage épais, rêche avec une ligne de poils forts faisant une sorte de petite crinière le long de la colonne vertébrale.

Sculpture Colcombet sanglier

Les mâles possèdent des grès et défenses plus ou moins développées selon leur âge. Elles s’aiguisent en permanence et sont donc très coupantes. Les oreilles (« les écoutes ») sont triangulaires, droites et mobiles. Le groin (« boutoir ») pourrait sembler fragile et sensible puisqu’il est glabre mais en fait, c’est un formidable outil pour creuser, fouir et retourner un sol même dur afin d’y trouver racines, tubercules, vers, etc. Les sangliers peuvent d’ailleurs aisément ravager en une nuit une belle pelouse de la taille d’un terrain de football…

Sculpture Colcombet sanglier

Comme celle du chevreuil, la population de sangliers a explosé en Europe ces dernières décennies (on parle d’un million de sangliers en France), malgré d’importants prélèvements par les chasseurs (on est passé de 100 000 sangliers tués en 1990 à 600 000 actuellement). La population d’animaux peut augmenter de 100% à 150% par an.

Sculpture Colcombet sanglier mâle solitaire

Les raisons de cette explosion sont multiples : réchauffement climatique, absence de prédateur (le loup ne pèse guère sur les effectifs de sangliers), gestion trop conservatrice de la chasse, avec de plus, à une certaine époque, des lâchers mal contrôlés, développement des cultures de maïs, etc. Aujourd’hui, beaucoup se plaignent d’une surpopulation de ces suidés sauvages, qui font parfois irruption à proximité immédiate des villes, causent d’importants dégâts dans les cultures, des accidents sur les routes.

Je terminerai en évoquant les « Attila », énormes sangliers de Turquie : ces animaux géants, qui ne possèdent pas le même nombre de chromosomes que les nôtres, peuvent dépasser les 300 kg (en France, un animal de plus de 100 kg est déjà une très belle bête…). Le record est de 355 kg !

Retrouvez ici d’autres photos des sangliers : http://colcombet.com/project/le-solitaire-vieux-sanglier-male-projet/ et http://colcombet.com/project/laie-projet/